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Fermeture hâtive du Rouge Boeuf : une quinzaine d'employés sans revenu à la veille de Noël

Les propriétaires du Rouge Boeuf de Granby ont... (photo janick marois)

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Les propriétaires du Rouge Boeuf de Granby ont été contraints de mettre la clé dans la porte. Une quinzaine d'employés se retrouve sans emploi, quelques jours avant Noël.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) La nouvelle a pris clients et personnel par surprise. Le 17 décembre, le restaurant Rouge Boeuf mettait la clé sous la porte. Les employés ont été avisés par message texte le soir même et des clients l'ont appris via une page à potins du réseau social Facebook quelques jours, voire quelques heures, avant leur réservation.

Ce jour-là, des camions étaient sur place pour être remplis de matériel saisi. Les propriétaires auraient toutefois fait savoir aux employés qui les ont contactés qu'ils ne faisaient pas faillite et n'avaient pas l'intention de fermer.

La nouvelle a eu l'effet d'un coup de massue pour la quinzaine de travailleurs.

L'un d'eux, qui désire garder l'anonymat, explique que le personnel voyait certains problèmes de gestion qui auraient pu nuire à la jeune succursale, mais «on voyait qu'il y avait de la volonté quand même», explique-t-il.

«Cet emplacement-là, tout le monde a l'impression que ce n'est pas un bon emplacement... ajoute-t-il. Ça nous a tous pris par surprise. On a vu ça sur Facebook au début, après ça on a reçu un message texte de la propriétaire. On ne trouve pas ça fair que ça se fasse une semaine avant Noël. Il y en a qui ont des enfants. Certains, c'est leur premier revenu.» Il explique que les emplois disponibles ne sont pas nombreux par les temps qui courent, comme le temps des Fêtes est entamé, que les équipes sont comblées et qu'il n'est pas idéal de former un nouvel employé.

Sur Facebook, des automobilistes avaient raconté la scène de la saisie de la cuisine, inquiétant les employés adeptes du réseau social. On les a rassurés pour la dernière paie, mais ils n'ont pas eu d'informations sur l'indemnité de fermeture, si fermeture il y a. Ils sont également inquiets quant à la possibilité de récupérer leurs effets personnels qui étaient sur leur lieu de travail.

Locaux vides

Un avis d'intention du syndic de faillite était affiché dans la porte principale de l'édifice qui abrite la succursale ouverte en septembre 2013. On pouvait y lire que la propriété est la possession du syndic en vertu de l'Article 16 (3) de la Loi sur la faillite et la solvabilité.

Le syndic n'a pas rappelé La Voix de l'Est. Cependant, l'article stipule que «le plus tôt possible, le syndic prend possession des titres, livres, dossiers et documents, ainsi que de tous les biens du failli, et dresse un inventaire» et qu'il a droit d'accéder au lieu pour dresser ledit inventaire.

Dans le hall d'entrée, des lignes de colle sont visibles là où il y avait de la décoration. Les locaux semblent vides. Pourtant, sur la page Facebook de la chaîne, l'administrateur indique qu'il ne s'agit que d'une fermeture temporaire. Ni la maison mère ni les propriétaires n'ont répondu à nos demandes pour obtenir plus de détails à ce sujet.

Ce que les normes disent

Entre-temps, comme il n'y a pas eu de préavis de huit semaines, comme le prévoient les Normes du travail pour une fermeture qui touche plus de dix employés, la compagnie devrait payer huit semaines de travail, les jours travaillés impayés, et la paie de vacances à ses employés.

S'il s'agit réellement d'une fermeture temporaire, mais qu'elle dure plus de deux mois, cette norme s'applique, indique Jean-François Pelchat, responsable des relations avec les médias. Si l'entreprise est en faillite et que les employés ne reçoivent pas d'indemnités, il y a trois démarches que ces derniers peuvent faire. «Ils peuvent venir ici déposer une plainte, s'inscrire auprès des créanciers (syndic de faillite), et s'inscrire au programme de protection des salariés», un programme fédéral, ajoute M. Pelchat.

Changements de plans pour la clientèle

Du côté de la clientèle, cette fermeture rapide a eu un impact pour plus de 200 clients. Selon nos sources, à cette période faste de l'année, entre 180 et 250 clients sont servis chaque soir du week-end.

Une cliente raconte même que personne ne l'a contactée pour l'aviser de la fermeture hâtive du restaurant et qu'elle devra trouver un autre endroit pour recevoir ses invités. Une usine a dû se transformer en salle de réception pour recevoir ses employés, pour les festivités de Noël, puisque le souper était prévu à ce restaurant, vendredi. Une importante réservation, selon l'employé du restaurant qui a accepté de nous parler.

«[Les propriétaires] ont fait leur possible pour essayer de rappeler le plus de personnes possible.» Selon lui, le restaurant aura du mal à se relever de cette situation. «Ça a tué le nom.»

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