Centre aquatique : la Ville a étudié plusieurs scénarios

Si la transaction avec Cresswell n'avait pu être... (photo archives La Voix de l'Est)

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Si la transaction avec Cresswell n'avait pu être complétée, la Ville disposait d'un plan B avec le parc Dubuc, reconnaît Pascal Bonin. Le terrain de balle et les surfaces de soccer auraient pu être sacrifiées au profit de la piscine.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La Ville de Granby avait un plan B pour l'aménagement de son futur centre aquatique, si la transaction avec les Industries Cresswell devait achopper. Le parc Dubuc avait été ciblé comme site alternatif. Différents scénarios, de même que des partenariats avec la commission scolaire du Val-des-Cerfs et le Zoo de Granby, ont également été envisagés, a appris La Voix de l'Est.

«On a vraiment regardé large, a confirmé le maire Pascal Bonin. Et on a tenu compte d'un paquet de prémisses pour faire notre choix.»

La Ville avait de sérieuses visées sur le parc Dubuc. «C'était le plan B, en cas de pépin», reconnaît Pascal Bonin. Le terrain de balle et les surfaces de soccer auraient ainsi pu être sacrifiés au profit de la piscine. «Le terrain était assez grand. Et il y avait un avantage pécuniaire avec le parc Dubuc parce que le terrain nous appartient déjà. Mais on aurait dû refaire des terrains de sports ailleurs», dit le maire.

Mais selon lui, le site des Industries Cresswell, situé à proximité de plusieurs infrastructures sportives et écoles, était - «et de loin» - la meilleure option. Celle-ci avait en outre l'avantage de régler la problématique urbanistique que représente l'usine. «Avoir une usine dans le quadrilatère des sports, près de secteurs commercial et résidentiel, n'a plus de sens dans le développement projeté de la Ville», fait valoir Pascal Bonin.

Le plan B n'est resté qu'un scénario, car une entente a pu être conclue avec les propriétaires de Cresswell. La Ville s'est récemment portée acquéreuse du site au coût de 2,9 millions$. L'entreprise doit livrer le vaste terrain libre de tout bâtiment, décontaminé et remblayé. La Ville participera aux coûts de décontamination pour une somme maximale de 500 000 $, si bien que la facture pourrait grimper jusqu'à 3,4 millions$. Cresswell restructurera ses opérations à son autre usine de la rue Saint-Vallier.

Avec le Zoo

La conclusion d'un partenariat avec le Zoo de Granby afin de construire une infrastructure qui aurait pu répondre tant aux besoins du Zoo qu'à ceux de la Ville figure par ailleurs parmi les autres options étudiées. «C'est nous qui nous sommes manifestés à la Ville. On a démontré de l'intérêt et de l'ouverture», a opiné hier le directeur général du Zoo de Granby, Paul Gosselin.

Une telle association aurait pu permettre la construction d'un centre aquatique où la Ville aurait par exemple pu se charger d'une section accueillant un bassin compétitif, tandis que le Zoo aurait veillé à l'aménagement de la section récréative. Une installation qui aurait ajouté un volet annuel aux opérations de l'attraction touristique, souligne Paul Gosselin.

Les discussions ne sont toutefois pas allées trop loin, car la problématique d'espace s'est rapidement imposée. Le Zoo ne dispose pas des pieds carrés nécessaires sur son site afin d'accueillir une telle infrastructure. Il n'y a rien non plus à proximité, dit le dg du Zoo. «Il ne fallait pas retomber dans la situation actuelle où il y a un problème de stationnement à la piscine Miner», ajoute-t-il.

Trop de roc

Un partenariat avec la commission scolaire du Val-des-Cerfs a également été analysé. Un terrain aurait pu être offert à la Ville près de l'école secondaire J.-H. Leclerc, dit le maire Bonin. «On nous donnait le terrain, mais ça coûtait environ 2 millions$ pour faire des travaux de dynamitage. C'est plein de roc dans ce coin-là», précise-t-il. L'éloignement du centre-ville a également joué en défaveur de cette option.

Pascal Bonin précise qu'un des principes qui a guidé les responsables du dossier pour le choix de l'emplacement était la proximité d'un milieu à forte densité.

Le site de l'ancienne usine d'Hafner, sis à l'angle des rues Racine et Saint-Charles, a été pris en considération. Les installations industrielles, vides depuis longtemps, ont été démolies plus tôt cette année. Mais là encore, la réflexion n'a pas été trop longue. «Le terrain n'est pas assez grand», laisse tomber Pascal Bonin.

Car le projet retenu par l'administration municipale comprend, pour l'heure, un bassin aquatique extérieur, en plus des bassins intérieurs.

Dans les circonstances, le dossier ne pouvait cependant mieux se conclure, estime Pascal Bonin. Selon lui, le centre aquatique ne manquera pas de devenir une «vitrine touristique». L'endroit sera sûrement populaire, croit-il, notamment lors des tournois de soccer qui se dérouleront à un jet de pierre de là, au parc Dubuc.

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