Clinique d'Accès pour patients sans médecin : la Ville de Granby a retiré ses billes

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Denis Dubé du CSSSHY assure que la Clinique d'accès poursuivra ses activités.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Déçue de la performance de la Clinique d'accès pour les patients sans médecin de famille, la Ville de Granby a choisi de lui retirer son aide financière de 120 000$ par année. La fin de ce partenariat, conclue d'un commun accord, était devenue inévitable.

Déjà, en février dernier, elle avait refusé de s'engager pour deux ans, préférant plutôt reconduire l'entente pour une seule année. «J'avais mentionné qu'il fallait que les chiffres soient au rendez-vous, mais la clinique ne remplissait pas ses promesses», explique le maire de Granby, Pascal Bonin.

À son ouverture en 2011, rappelle-t-il, de grandes attentes entouraient cette clinique, mais «ça ne répondait pas à ce qu'on attendait». On sait qu'au départ, la municipalité avait accepté de supporter la moitié du budget annuel de la clinique, fixé à 240 000$, et qui inclut notamment le loyer et les salaires. L'autre partie était assumée par le CSSS de la Haute-Yamaska.

Une «belle tentative»

À l'origine, la clinique de la rue Saint-Jacques devait accueillir des patients orphelins cinq jours par semaine. Référés par l'urgence de l'hôpital ou le guichet d'accès, ceux-ci étaient ainsi assurés de rencontrer un médecin de famille dans un court délai. Or, elle n'a jamais atteint le rythme souhaité, principalement par manque de présence médicale.

«On n'avait aucun contrôle sur la clinique; les médecins ne sont pas nos employés», fait remarquer Pascal Bonin.

Pour lui, la contribution de la Ville dans cette aventure a été une «belle tentative». «On s'est immiscé dans le domaine de la santé, mais ç'a été mitigé comme expérience», estime-t-il.

«Le CSSS a repris la gestion de la clinique, ce qui, à mon avis, est tout à fait normal», affirme le maire.

Au CSSS de la Haute-Yamaska, on confirme que l'établissement assume la part de la Ville depuis septembre dernier. «Elle nous avait informés il y a quelques mois. Ce n'était pas une surprise», affirme le porte-parole du CSSSHY, Denis Dubé.

Ce dernier assure par ailleurs que la Clinique poursuivra ses activités. «Des rencontres ont eu lieu pour améliorer la clinique. On espère pouvoir offrir plus de services dans les prochaines semaines», dit-il.

À l'heure actuelle, la clinique compte une agente administrative et une infirmière clinicienne, qui sont présentes à temps plein. Celle-ci pourrait offrir aux patients sans médecin des ordonnances collectives - pour l'hypertension, le diabète ou le cholestérol par exemple. Elle pourrait renouveler leurs prescriptions.

«Ce serait déjà une bonne solution, mais il faut que les médecins s'engagent davantage. On aimerait qu'ils offrent du temps», ajoute M. Dubé.

En moyenne, les omnipraticiens assurent une présence équivalente à trois jours par semaine.

À l'inauguration de la clinique, l'établissement visait une cible d'environ 4000 visites par année, mais ce chiffre ne s'est pas concrétisé. Et l'année 2014 ne fera pas exception. Selon M. Dubé, 1350 visites ont été comptabilisées depuis le 1er avril dernier.

La clinique est une avenue pour les patients sans médecin, mais leur nombre ne cesse de grandir. En septembre 2011, 4761 patients étaient inscrits sur cette liste. En ce moment, on en compte 8049, indique Denis Dubé.

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