Procès devant jury : quatre cambrioleurs reconnus coupables

Antoine Léger, Brendan d'Anjou O'Meally, Mathieu Bélanger et... (illustration Serge Paquette)

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Antoine Léger, Brendan d'Anjou O'Meally, Mathieu Bélanger et Zachary Thibault ont été condamnés à cinq ans de prison.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Après deux jours de délibérations, le jury a déclaré coupables quatre jeunes hommes accusés d'avoir fait irruption dans un appartement de Granby, le 21 octobre 2013, et d'avoir menacé d'une arme, frappé et volé l'un de ses occupants.

Brandon d'Anjou O'Meally, 21 ans, Mathieu Bélanger, 21 ans, Antoine Léger, 19 ans, et Zachary Thibault, 22 ans, ont reçu leur verdict tôt hier matin. Le juge de la Cour supérieure Gaétan Dumas a remercié les 12 membres du jury et les parties ont convenu de se revoir en après-midi, pour les plaidoiries sur la peine.

Ce débat n'a pas eu lieu puisque les avocats y sont allés d'une suggestion commune: cinq ans de prison pour chaque accusé, soit la peine minimale pour vol qualifié. Les accusés avaient aussi été reconnus coupables de voies de fait et de port de déguisement (cagoules), mais les peines pour ces chefs sont comprises dans la sentence de cinq ans.

Le juge Dumas a accepté la suggestion des avocats puisque «les actes commis ne méritent pas une sentence plus élevée». Il a aussi exprimé le souhait que les accusés réorientent leur vie. «Je pense qu'il y a du bon dans chacun, ce sont des jeunes de la région, j'espère qu'ils pourront se replacer, a dit le magistrat. Il faut simplement espérer que ça ne se reproduise plus.»

Compte tenu du temps passé en détention préventive, il reste 39 mois à purger pour MM. Bélanger, Léger et Thibault. Quant à M. d'Anjou O'Meally, il devra rester en prison plus longtemps, soit 45 mois, puisqu'il a été reconnu coupable d'une autre infraction en octobre.

Défense

Tous avaient plaidé non coupables aux accusations déposées contre eux. Ils ont fait valoir, par la bouche de leurs avocats, que la preuve était insuffisante puisqu'on ne pouvait les relier directement au crime. Des témoignages étaient contradictoires, des éléments changeants, et personne n'avait suivi les suspects de leur sortie du logement jusqu'aux endroits où ils ont été arrêtés, près des rues Reynolds et Doiron.

«C'est le jury qui décide, et je respecte sa décision, a dit Me Ngoc Thang Nguyen, l'avocat de Zachary Thibault. Mais je pense qu'il y a des motifs pour aller en appel. On va attendre que la poussière retombe. C'était une preuve circonstancielle et contradictoire.»

Une carabine tronçonnée a été utilisée lors de l'infraction, au terme de laquelle un téléphone cellulaire a aussi été volé à la victime, d'où l'accusation de vol qualifié. La mère d'un des accusés, qui a préféré garder l'anonymat, a trouvé qu'il s'agissait d'une accusation trop lourde dans les circonstances.

«Ils ont fait une erreur, mais vol qualifié, c'est exagéré!, a-t-elle mentionné. C'est cher payé pour un cellulaire.» Pour la Couronne, Me Karyne Goulet n'a pas souhaité commenter l'issue du procès.

Drogue

Les crimes commis étaient liés au trafic de drogue. Un sac de résine de cannabis avait été retrouvé près d'un des suspects. «C'est une sentence plus que suffisante pour que ces jeunes-là puissent se réhabiliter, dit Me  Ramy El-Turaby, l'avocat de Brendan d'Anjou O'Meally. L'infraction n'a duré qu'une minute.»

C'est grâce à la vigilance de citoyens si les quatre accusés ont pu être arrêtés. Un couple les a suivis en voiture après les avoir vus sortir précipitamment d'un appartement de l'avenue du Parc. Ils furent parmi les premiers témoins appelés à la barre.

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