«Une très bonne nouvelle»

Ariel Rodriguez Armas entrevoit le rapprochement annoncé hier... (photo archives La Voix de l'Est)

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Ariel Rodriguez Armas entrevoit le rapprochement annoncé hier comme étant le début d'un long processus de réconciliation entre Cuba et les États-Unis.

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Granby) L'annonce d'un rapprochement entre Cuba et les États- Unis a des échos jusqu'à Granby, où quelques résidants d'origine cubaine ont été interpellés par la nouvelle.Ariel Rodriguez Armas a été informé des derniers développements alors qu'il tentait justement de communiquer avec des proches vivant toujours à Cuba. Il se réjouit de l'assouplissement faisant en sorte que les Américains d'origine cubaine pourront dorénavant acheminer des sommes plus importantes vers leurs proches restés chez eux. «Là-bas, tout l'argent est le bienvenu».

S'il est bien conscient des impacts économiques de l'embargo américain, M. Rodriguez Armas croit en revanche que les Cubains utilisent trop souvent ce prétexte historique afin d'expliquer leurs malheurs. Son abolition ferait donc un grand bien à la nation cubaine. «Mais Obama ne peut pas enlever l'embargo, c'est dans les lois. Mais, je crois qu'il y a un changement dans les perceptions. Il faut commencer quelque part.»

Ariel entrevoit donc le rapprochement annoncé hier comme étant le début d'un long processus de réconciliation. «Il y a beaucoup d'opposition avec les républicains», croit celui qui est venu rejoindre sa femme à Granby en 2009. M.  Rodriguez Armas donne l'exemple de l'État de la Floride, où une minorité de Latino-Américains opposés au régime cubain font obstruction à un règlement du conflit, alors que la majorité y serait semble-t-il favorable.

Bryant Gutierrez est aussi de ceux qui accueillent avec soulagement le rétablissement d'un corridor diplomatique bloqué depuis une cinquantaine d'années. Les classes pauvres de Cuba ne peuvent qu'en sortir gagnantes au plan économique, croit-il. M. Gutierrez estime par ailleurs que l'ouverture montrée hier par Barack Obama constitue l'aboutissement des efforts déployés auprès de Fidel Castro par des hommes politiques tels que l'ex-président démocrate Jimmy Carter et l'ancien premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau au milieu des années 1980. Et ce n'est pas trop tôt puisque, selon lui, Cuba tend la main depuis longtemps.

«C'est une très bonne nouvelle ce qui s'est passé aujourd'hui (hier). Tous les Cubains à qui je parle sont contents, peu importe leur pensée politique.»

 

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