Traitement des élus de Granby :  indexation minimale de 2,5%

Plutôt que d'effectuer un rattrapage pour réduire l'écart... (photo Janick Marois)

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Plutôt que d'effectuer un rattrapage pour réduire l'écart de 16% qui prévaut pour les conseillers, les élus ont convenu de revoir le mode d'indexation de leur rémunération afin d'avoir une hausse d'au moins 2,5% par année.

photo Janick Marois

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le salaire des élus de Granby est inférieur à celui de leurs homologues des villes de taille comparable, selon une étude réalisée par la direction générale de la Ville. Mais plutôt que d'effectuer un rattrapage pour réduire l'écart de 16% qui prévaut pour les conseillers, les élus ont convenu de revoir le mode d'indexation de leur rémunération afin d'avoir une hausse d'au moins 2,5% par année.

Un avis de motion a été déposé en ce sens lors de la dernière séance du conseil municipal. La rémunération de base annuelle du maire et des conseillers sera ainsi dorénavant indexée à la hausse, chaque année à compter du 1er janvier, selon le plus élevé des montants suivants: 2,5% ou le taux d'augmentation de l'Indice des prix à la consommation (IPC) établi par Statistique Canada pour le mois de décembre de l'année précédente, ont entériné les élus à l'unanimité.

Actuellement, leur rémunération est déjà indexée selon l'IPC, a souligné le maire Pascal Bonin au terme de la séance du conseil municipal. À titre indicatif, l'IPC a été fixé à 2,4% pour le mois d'octobre. «À 2,5%, ça fait toute une hausse de salaire», a fait valoir le maire hier avec une pointe d'ironie pour tenter de remettre les choses en perspective.

Car visiblement, le sujet est sensible. «À chaque fois qu'il y a des hausses de salaire des élus, on entend que ce n'est pas justifiable, que ça n'a pas de bon sens», a vivement déploré Pascal Bonin.

Écart

Le maire ne nie pas que c'est lui qui a amené la question de la rémunération à la table du conseil. Des discussions à l'Union des municipalités du Québec avec d'autres élus de villes de taille similaire à Granby lui ont permis de réaliser que le salaire des membres du conseil est inférieur à celui des élus de Drummondville, de Saint-Hyacinthe, de Saint-Jean-sur-Richelieu et de Blainville, notamment.

L'écart est plus marqué pour les conseillers. À 31 947$ (allocation de dépenses incluse), leur rémunération est inférieure de 16% à la moyenne des villes analysées par la direction générale de la Ville, tandis que le traitement du maire, à 97 211$ (allocation de dépenses incluse), n'est que de 5% sous la moyenne des premiers magistrats d'autres villes. Aussi, contrairement à leurs homologues, les élus de Granby ne disposent pas d'assurances, note Pascal Bonin.

Avec une indexation minimale annuelle de 2,5%, «on stabilise à peine la chose», dit le maire qui, selon lui, travaillait de 25 à 30 heures par semaine lorsqu'il était conseiller, alors qu'il en fait 80 à la mairie. «On va rester en bas des autres. L'écart va être impossible à rattraper», considère Pascal Bonin.

Aussi, la controversée prime de transition adoptée en 2010 par le précédent conseil municipal est là pour rester. «Ça reste comme ça. La plupart des villes l'ont toutes», tranche le maire.

Selon les informations transmises par le directeur des finances, Jean-Pierre Renaud, l'indexation de 2,5% entraîne une dépense de 16 030$ pour la Ville. Cela représente 0,00017% du budget total de la Ville de Granby.

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