Gregory Charles... comme dans son salon

Accompagné d'une trentaine de choristes de l'ensemble vocal... (photo Julie Catudal)

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Accompagné d'une trentaine de choristes de l'ensemble vocal Odyssea de Sherbrooke, Gregory Charles a offert des prestations à la hauteur de sa réputation: vivantes, et empreintes d'émotion.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Bromont) Le temps des Fêtes est pour plusieurs synonyme de générosité et de don de soi. Gregory Charles nous l'a rappelé hier, en offrant pas un, mais deux concerts inédits en l'église Saint-François-Xavier de Bromont à l'occasion du 50e anniversaire de la municipalité.

C'est ainsi qu'accompagné d'une trentaine de choristes de l'ensemble vocal Odyssea de Sherbrooke, l'homme aux multiples talents a offert des prestations à la hauteur de sa réputation: vivantes, et empreintes d'émotion.

Mais pas question pour Gregory Charles d'offrir deux fois le même spectacle. Assis au piano, seul instrument accompagnant les voix, il y est allé au gré de ses humeurs et de ses envies, réservant même à ses choristes la surprise de la prochaine pièce.

Bref, si Bromont s'offre l'artiste en cadeau, le cadeau que l'artiste se fait à lui-même est le plaisir de chanter ce qui lui fait envie, alliant avec une facilité déconcertante chansons françaises, airs québécois et grands succès américains, le tout entrecoupé de remarques humoristiques et de confidences qui rendaient l'ambiance dans l'immense église très chaleureuse.

«Je chanterais pour deux, dix, cent, seize mille personnes, juste pour le privilège de chanter devant elles», confiait-il avant son entrée dans le choeur.

«J'ai envie de traiter chaque spectacle comme s'il se passait dans mon salon», ajoutera-t-il quelques instants plus tard en s'adressant à l'assemblée.

Nostalgie et émotion

Son second concert de la journée, auquel a assisté l'auteure de ces lignes, a été entamé sur l'air de Glory Alleluia, qui a récolté des applaudissements dès les premières notes, alors que les choristes s'avançaient doucement vers l'avant à leur tour.

Puis, les nostalgiques ont été servis, alors que l'artiste leur a servi un feu roulant de succès des années 1950 et 1960. Après sa reprise de Bozo, de Félix Leclerc, Gregory Charles a entonné une puissante interprétation de Quand on n'a que l'amour de Brel, suivi d'Only you de The Platters et de You ain't nothing but a hound dog, d'Elvis.

Les pièces suivantes ont donné lieu à un moment empreint d'émotion, dans cette église où le chanteur dit se sentir chez lui, après y être venu à de nombreuses reprises jouer de l'orgue, seul.

De Piaf à Ray Charles, en revenant à Piaf, le public a eu droit à Non, je ne regrette rien, Georgia on my mind et Mon Dieu, une chanson qui rappelle à l'interprète la grande histoire d'amour de ses parents et la maladie d'Alzheimer dont est atteinte sa mère. Maladie qu'il a évoquée avec sensibilité, au point d'en avoir les larmes aux yeux.

«Sa maladie lui arrache ses souvenirs et les visages de ceux qu'elle a aimés, mais pas la musique», s'est-il réjoui, racontant que bien qu'elle mette une demi-heure à le reconnaître, sa mère venait toujours s'asseoir à ses côtés au piano pour chanter.

Il m'a fallu - à très grands regrets - partir avant la fin du spectacle, heure de tombée oblige. À ce moment-là, les troubadours devant l'autel chantaient un Je reviendrai à Montréal dont Robert Charlebois aurait été fier.

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