Bonnardel dresse un bilan sombre de la session parlementaire

Lors de son bilan de session parlementaire, hier,... (photo Janick Marois)

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Lors de son bilan de session parlementaire, hier, François Bonnardel a dit craindre que le gouvernement Couillard continue «d'étrangler la classe moyenne» au cours des deux prochaines années.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) En selle pour un nouveau mandat depuis sa réélection en avril, le député de Granby, François Bonnardel, dresse un bilan peu reluisant de la dernière session parlementaire. Comme son chef, François Legault, il a réitéré hier lors d'une rencontre avec les médias qu'il s'agit «d'une des plus sombres [sessions] pour la classe moyenne québécoise».

M. Bonnardel estime que les «mauvaises» décisions du cabinet Couillard «n'ont pas épargné les contribuables granbyens». «Les taxes et les tarifs additionnels imposés à la population, ça représente un fardeau de 1300 $ par famille à Granby», a-t-il clamé, faisant notamment allusion aux hausses des tarifs d'électricité de l'ordre de 4 %, de la taxe scolaire, des frais de service de garde, des immatriculations et de la taxe sur l'essence.

«Les Québécois devront débourser 1,4 milliard pour retrouver l'équilibre budgétaire. Ce qui est inquiétant, c'est qu'il reste encore 1,2 milliard à aller chercher dans la prochaine année pour atteindre le déficit zéro», a-t-il poursuivi.

Selon le député caquiste, les gouvernements libéraux se suivent et se ressemblent. «[Les mesures d'austérité], ça me ramène en 2010 avec la recette "Jean Charest et Raymond Bachand". Quand le budget ne balançait pas, ils disaient qu'ils allaient faire 67 % de l'effort, alors qu'ils allaient plutôt chercher dans les poches des citoyens.»

M. Bonnardel s'inquiète des répercussions du remue-ménage du gouvernement pour la population et n'entrevoit pas de sursis au cours des deux années à venir. «Les Granbyens sont étouffés, ils ont besoin d'oxygène. Plusieurs vont chercher de l'aide pour manger. On continue d'étrangler la classe moyenne. On a besoin d'un cran d'arrêt, mais je ne crois pas qu'on le verra d'ici 2016.»

Une année charnière

On peut dire sans trop se tromper que 2014 est une année charnière pour le représentant de la Coalition avenir Québec (CAQ). D'ailleurs, celui qui a succédé à Gérard Deltell comme leader parlementaire de sa formation politique n'a pas chômé au cours des derniers mois au sein de la deuxième opposition, faisant la vie dure à ses vis-à-vis libéraux.

En tant que porte-parole en matière de transports, Bonnardel a tenu à dénoncer «l'explosion des extras» au MTQ. Depuis le retour au pouvoir des libéraux, les surplus versés aux entrepreneurs s'élèvent à 96,2 M$, la pire année depuis 2010, qui a atteint le record de 75 M$. «Malgré ce qui s'est passé à la commission Charbonneau, il semble que la culture des extras soit de retour, a-t-il déploré. Les chiffres n'ont rien de rassurant.»

Un autre des faits d'armes du leader parlementaire de la CAQ a été de présenter la motion au sujet du problème de conflit d'intérêts que soulève la propriété d'un empire médiatique par un élu à l'Assemblée nationale, plus précisément le cas de Pierre Karl Péladeau. D'ailleurs, le député de Granby n'a pas l'intention de lâcher le morceau.

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