Certaines résidences déjà aux normes, d'autres s'apprêtent à l'être

«C'est notre priorité. On pense toujours sécurité. Tout... (photo Janick Marois)

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«C'est notre priorité. On pense toujours sécurité. Tout le temps», affirme Guylaine Choinière, notamment propriétaire de la résidence pour aînés le Rialto et du Faubourg Champêtre, un immeuble locatif pour les gens âgés dans la cinquantaine et plus.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Si certaines résidences pour personnes âgées de Granby répondent déjà aux futures normes que souhaite adopter la Ville de Granby, d'autres ont amorcé le processus ou s'apprêtent à l'enclencher. Les nouvelles exigences engendrent toutefois des coûts importants pour les propriétaires.

«C'est notre priorité. On pense toujours sécurité. Tout le temps», affirme Guylaine Choinière, notamment propriétaire de la résidence pour aînés le Rialto et du Faubourg Champêtre, un immeuble locatif pour gens âgés de 50 ans et plus.

Les bâtiments que son conjoint et elle possèdent ont été équipés de gicleurs et d'un système d'alarme adressable - qui permet de savoir dans quelle pièce l'alarme se déclenche - dans le cas des résidences pour aînés, lors de leur construction. «On a tout mis en oeuvre pour aller le plus loin qu'on peut», poursuit Mme Choinière.

Les mesures de sécurité mises en place ne s'arrêtent pas là. Chaque immeuble possède un cartable à l'attention des services d'urgence dans lequel toutes les informations qui concernent la bâtisse, notamment les entrées d'eau et électriques par exemple, sont regroupées.

Propriétaire de trois résidences pour personnes âgées, Alain Fayle sera prêt avant l'entrée en vigueur des nouvelles normes. Les travaux réalisés pour répondre aux futures exigences ont débuté avant la tragédie de l'Îsle-Verte, explique-t-il. «On est sur la fin des travaux à la Résidence Leduc. Il nous reste à fermer les plafonds», dit-il.

Le Pavillon Choinière a récemment été construit avec les nouvelles normes, ajoute M. Fayle. Quant à la Résidence du Parc, il reste que le système d'alarme à modifier pour qu'il soit adressable. «Personne ne veut d'une tragédie comme l'Îsle-Verte chez soi. On ne souhaite pas ça à personne», mentionne-t-il.

Les travaux lui coûteront près de 250 000$. Il aurait apprécié obtenir une subvention pour couvrir une partie des frais, mais aucun programme municipal ou gouvernemental n'est disponible.

Le propriétaire de la Résidence le Quatre Étoiles, Jean-François Gélineau, aurait également souhaité un coup de pouce financier pour équiper son établissement qui accueille neuf personnes de gicleurs et modifier son système d'alarme actuellement relié à une centrale afin qu'il soit adressable. Mais le plus important, dit-il, c'est la sécurité.

«Quand c'est pour la sécurité, ça n'a pas de prix», dit-il. La facture pourrait grimper à 30 000$. Une somme qu'il qualifie de «considérable».

À la Résidence Parent, le processus pour installer des gicleurs est amorcé depuis deux ans déjà, explique Hélène Parent, propriétaire de l'établissement depuis 28 ans. «On commence en janvier», précise-t-elle, au sujet des travaux. «Ça demande de gros investissements, ajoute-t-elle, mais on ne peut pas passer à côté.»

Plusieurs résidences pour personnes âgées contactées par La Voix de l'Est ont fait savoir que leurs installations répondent déjà aux normes qui devraient être en vigueur en 2015, notamment les Résidences St-Jude et Saint-Antoine, et la Croisée de l'Est.

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