Restauration de l'église Saint-Michel : un trou de 75 000$ dans le budget

La réfection de l'église Saint-Michel est dans sa... (photo Maxime Sauvage)

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La réfection de l'église Saint-Michel est dans sa dernière ligne droite. Le président du comité de sauvegarde de l'immeuble religieux, Roger Vallée, lance à nouveau un appel à la générosité du public pour combler le manque à gagner, qui avoisine 75 000 $.

photo Maxime Sauvage

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Rougemont) Malgré les nombreux événements qui ont été orchestrés depuis la mise sur pied du comité de sauvegarde de l'église Saint-Michel à Rougemont, il y a près de deux ans, l'organisation jongle toujours avec un manque à gagner avoisinant 75 000 $. Ceci alors que des travaux de réfection majeurs sont en cours. L'incertitude plane donc à l'approche de la dernière ligne droite.

L'église Saint-Michel est considérée comme un immeuble patrimonial, notamment parce qu'elle renferme de multiples fresques des peintres de renom Ozias Leduc et Paul-Émile Borduas. D'ailleurs, le gouvernement du Québec a octroyé une subvention de 32 153 $ pour la restauration de ces oeuvres en février 2014. Le contrat de cette imposante restitution vient par ailleurs d'être donné à l'école des Beaux-Arts de Québec, a indiqué à La Voix de l'Est le président du comité de sauvegarde de l'église, Roger Vallée.

En fait, la facture totale des travaux devrait s'élever à près d'un demi-million de dollars. Le toit, qui date de la construction de l'immeuble religieux en 1931, a été le premier à subir une cure de jeunesse cet été, au coût de 40 000 $. Des retouches au plâtre sont en cours et la peinture devrait suivre dès le début janvier. Les fresques sont ensuite au calendrier. Pour cela, il faudra trouver des sous, car les réserves s'épuisent rapidement.

Outre les idées de financement mises en branle, les soupers-bénéfice, les concerts puis la vente des quelque 300 bancs qui prennent place devant l'hôtel, entre autres, le comité de sauvegarde compte sur les dons du public pour conclure le marathon de recherche de fonds. «Nous vendons nos bancs de façon symbolique à 300 $ chacun. Ça fonctionne bien, mais ce n'est pas assez. Avec l'aspect patrimonial de l'endroit, c'est certain que les familles bien nanties de la région pourraient participer», a lancé M. Vallée, sans toutefois vouloir avancer de noms précis.

Survie

Comme la plupart des églises à travers la province, l'achalandage du lieu de culte de Rougemont a connu une chute vertigineuse au cours des dernières décennies. La survie de ce joyau religieux n'est donc pas gagnée d'avance, a concédé M. Vallée. «Là, on est en voie de réussir à restaurer le bâtiment. Mais c'est certain que ça va prendre des gens qui vont continuer à payer pour l'entretien après. En ce moment, environ 10% de la population vient à l'église régulièrement. Ce n'est pas rose. On ne veut pas se rendre à être obligés de la vendre. Mais une chose à la fois, on est encore loin d'être rendu là.»

Quand vient le temps de penser à l'avenir, l'homme philosophe. «Au moins, on a trois chances de voir les gens dans une église dans leur vie. À leur naissance, à leur mariage et à leur mort. Reste à s'organiser pour qu'ils viennent davantage entre tout ça.»

Les gens qui veulent faire un don pour la réfection du lieu de culte peuvent s'adresser à la Fabrique de l'église Saint-Michel.

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