Budget 2015 : un peu de répit pour les Bromontois

La mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, a dévoilé... (photo Janick Marois)

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La mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, a dévoilé le budget 2015 de la municipalité, hier. Pour l'occasion, on la voit aux côtés de Richard Joyal, directeur des ressources administratives de la Ville.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) La majorité des citoyens de Bromont ne devraient pas arborer une mine déconfite en ouvrant l'enveloppe de leur prochain compte de taxes. Contrairement au présent exercice financier où près de la moitié des propriétaires ont vu leur facture gonfler d'au moins 6,4 %, 2015 est de bon augure. En effet, la Ville a annoncé, hier, un gel de l'impôt foncier résidentiel à 0,77 $ par 100 $ d'évaluation, tandis que la valeur moyenne des propriétés s'accroîtra de 1,1 %.

«On est conscients que les citoyens sont affectés par la situation économique au Québec. On veut s'assurer que la population paie pour les services de façon raisonnable, tout en maintenant le même taux de taxation qu'en 2014», a indiqué la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan.

Ainsi, la valeur médiane des maisons passera de 310 500 $ à 314 000 $, alors que la facture totale à débourser pour une telle demeure sera de 2981 $ (avec services), soit un écart de 31 $ comparativement à l'année en cours. Notons par ailleurs que l'ensemble des taux de taxation a été reconduit, allant des immeubles à logements aux terrains vacants.

Services

La facture pour les services demeurera pratiquement inchangée. Dans le secteur résidentiel, la principale majoration sera en lien avec le traitement des eaux usées, soit 15 $ de plus pour des logements «desservis», contre 10 $ pour ceux qui utilisent des fosses septiques (25 %). «Cette hausse est principalement due à la vidange des boues à l'étang d'épuration, a précisé le directeur des services administratifs de la Ville de Bromont, Richard Joyal. En 2013, ça constituait une dépense de 32 000 $. Ça a été augmenté à 203 000 $ en 2014 puis la facture sera de 225 000 $ pour l'année à venir.»

Les bonnes habitudes de recyclage des citoyens ont aussi joué un rôle prépondérant dans le maintien des tarifs de ce type de services. «La population fait des efforts en ce qui concerne les matières résiduelles, et c'est payant. Plus on recycle, moins ça coûte cher. Les résultats au niveau de l'écocentre sont même au-delà de ce que à quoi l'on s'attendait dans Brome-Missisquoi», a noté Mme Quinlan.

Ainsi, les frais pour l'eau demeureront à 226 $. Du côté de la collecte des matières résiduelles, le prix passe de 80 $ à 74 $. L'équilibre est toutefois atteint puisque la facture pour l'écocentre grimpe de 6 $, pour s'établir à 25 $.

Budget en hausse

En 2014, le budget de fonctionnement de la Ville avait connu un mince accroissement de 1,1 %, totalisant 24 757 250 $, alors qu'il est estimé à 25 569 670 $ pour le prochain exercice financier. Il s'agit d'une hausse de 3,28 %. Une des principales causes de cette augmentation est attribuable à une contribution de 400 000 $ aux Jeux équestres mondiaux 2018, a mentionné M. Joyal. «Nous respectons donc notre engagement de 2 M$ qui sera étalé sur quatre ans.»

Le bris du Pacte fiscal par Québec a également pesé dans la balance, car la Ville a dû absorber un manque à gagner de l'ordre de 95 000 $. Tout ceci dans un contexte de ralentissement dans le secteur de la construction résidentielle. «Les mesures du Pacte fiscal nous ont fait très mal. On a dû corriger le tir rapidement. On a aussi vu le nombre de permis de construction diminuer. À pareille date l'an passé, leur valeur était de 60 M$, tandis qu'elle est de 46 M$ en 2014», a souligné Pauline Quinlan.

Infrastructures

Du côté des dépenses, la Ville poursuivra la réfection de nombreuses infrastructures routières. Voici un aperçu des artères qui sont dans les cartons du service des travaux publics: le boulevard Bromont (entre les rues Sherbrooke et Joliette), la rue Champlain (secteur du golf), la rue des Patriotes (entre du Chapelier et du Maquignon), puis les rues du Rocher et Gatineau. Une partie du chemin Adamsville (entre Racine et Paquette) est également au calendrier. Le coût de ces travaux équivaut à un peu plus de 2 M$.

Le remplacement des ozoneurs (au cours des trois prochaines années) pour l'assainissement de l'eau potable constitue aussi une dépense majeure, car à elle seule, la facture avoisine 15 M$.

Ainsi, la dette de la Bromont devrait atteindre 51 M$ en 2015, alors qu'elle s'élevait à 49,5 M$ pour 2014. Une des solutions préconisées pour assurer la continuité des investissements sans gonfler indûment la portion déboursée par la Ville est la recherche d'aide gouvernementale. «On est toujours proactifs pour trouver des subventions, a affirmé M. Joyal. On sait très bien que certains citoyens considèrent qu'au final, ce sont les contribuables qui paient. Mais ce qu'il faut considérer, c'est qu'actuellement, c'est le système mis en place. Si ce n'est pas Bromont qui fait les démarches pour aller chercher cet argent, il y aura d'autres municipalités qui vont les avoir.» 

 

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