Farnham: 125 ans de sécurité incendie

Le directeur du Service de sécurité incendie de... (photo Janick Marois)

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Le directeur du Service de sécurité incendie de Farnham, Mario Nareau, pose avec des casques que portaient les sapeurs au début de la création de la brigade, il y a 125 ans.

photo Janick Marois

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Farnham) Cent vingt-cinq ans après la création du Service de sécurité incendie de Farnham, la brigade actuelle est bien loin du camion pompe à vapeur tiré par des chevaux et de la cloche avertissant les pompiers qu'un incendie fait rage. Les pompiers actuels et les anciens, les membres du conseil municipal et le maire Josef Hüsler ont pu célébrer cet anniversaire, hier, alors qu'ils étaient réunis à la caserne. La centaine d'invités ont notamment pu voir défiler plus de 250 photos d'hier à aujourd'hui. Survol de l'histoire de ce service.

Le Service de sécurité incendie de Farnham a vu le jour en 1889 et portait le nom de «brigade du feu». Vingt-neuf pompiers la composaient, soit un de plus qu'à l'heure actuelle.

À l'époque, les pompiers vêtus d'un imperméable et d'un casque en cuir étaient avertis qu'un bâtiment était en feu en entendant la cloche, rapporte Mario Nareau, directeur du Service de sécurité incendie de Farnham. Le camion pompe fonctionnait alors à la vapeur et était tiré par des chevaux. À défaut d'avoir leurs propres bêtes, les pompiers empruntaient ceux des citoyens lorsqu'un feu se déclarait pour se rendre au lieu de l'intervention. Ils utilisaient des tuyaux, mais également des seaux pour éteindre les flammes.

Plus tard, le télégraphe a fait son apparition, puis le téléphone et les ondes radio. Les équipements se sont également grandement améliorés. «Aujourd'hui, on a beaucoup de technologies. Même l'échelle est descendue avec un bras hydraulique», cite en exemple M. Nareau.

Les sapeurs sont aussi beaucoup mieux protégés, leur uniforme se rapprochant du véritable habit de combat plutôt qu'être constitué de simples bouts de tissus pour affronter le brasier. Au tournant des années 80, une formation est également devenue obligatoire; avant, le travail de pompier était accessible à qui voulait bien s'impliquer.

Centre-ville rasé à deux reprises

L'histoire du service a été marquée par plusieurs incendies majeurs, notamment la double destruction du centre-ville, rasé par le brasier à deux reprises. Le premier sinistre est survenu en 1909, notamment dans sur la rue Dépôt (maintenant Hôtel-de-Ville) et la rue Principale Est entre les rues Meigs et Saint-Vincent.

Deux ans plus tard, un incendie a éclaté dans la remise d'un hôtelier la nuit du 31 juillet 1911. Des renforts de Sherbrooke et Montréal ont été demandés. «Les pompes à vapeur sont venues par train», raconte M. Nareau. Pas moins de 28 bâtiments et des résidences ont été détruits, dont la caserne des pompiers, l'hôtel de ville et 17 magasins.

Quelques années plus tôt, en 1901, l'église Saint-Romuald avait été réduite en cendres.

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