Course à la direction du parti québécois : Péladeau a la cote dans la région

Paul Sarrazin, qui a porté les couleurs du... (photo archives La Voix de l'Est)

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Paul Sarrazin, qui a porté les couleurs du PQ dans Shefford en 2007, préfère se laisser quelques semaines encore avant de fixer son choix sur un candidat.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Maintenant que plusieurs grosses pointures du Parti québécois ont annoncé leur intention de briguer la chefferie du parti, La Voix de l'Est a sondé d'anciens candidats péquistes de la région pour savoir où ceux-ci se positionnent. Et force est d'admettre que même s'il ne fait pas complètement l'unanimité, le député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, part avec une bonne longueur d'avance.

Richard Leclerc, qui s'est présenté comme candidat péquiste dans Brome-Missisquoi aux scrutins de 2007, de 2008 et de 2012, a choisi le camp de Pierre Karl Péladeau. Il se charge même de récolter des signatures en appui à sa candidature dans la circonscription.

Selon le publicitaire, le magnat de la presse a toutes les chances de rallier les troupes vers une victoire électorale, puis vers la souveraineté. «Je pense qu'on a quelqu'un qui va amener les gens à voter pour le Parti québécois aux prochaines élections, indique M. Leclerc, qui dit néanmoins éprouver énormément de respect pour chaque candidat. Les sondages donnent le parti gagnant avec M. Péladeau et s'il y a quelqu'un qui peut nous mener au projet initial de faire l'indépendance, c'est lui qui est le mieux placé pour le faire en ce moment. Je vois en lui le leader charismatique qu'il nous faut.»

Le seul à réaliser «la mission fondamentale»

Bien qu'il se reconnaisse des affinités avec Martine Ouellet sur le plan environnemental, le coeur du poète et chanteur Raôul Duguay, qui a porté les couleurs du parti dans Brome-Missisquoi en 1998, a lui aussi finalement penché pour Pierre Karl Péladeau. Si bien qu'il compte renouveler sa carte de membre, qu'il avait délaissé il y a quelques années.

«Homme d'affaires, mais aussi homme de culture», le député de Saint-Jérôme est aux yeux de M. Duguay le seul candidat qui pourrait accomplir la «mission fondamentale» du Parti québécois, en raison de ses fortes convictions souverainistes. «C'est la première fois depuis M. Lévesque [NDLR<saxo:ch value="226 128 137"/>: René] lui-même qu'un candidat dit clairement et sans tergiverser qu'il est pour la souveraineté», affirme-t-il, en rappelant que l'indépendance du Québec est la raison d'être du parti, selon sa constitution.

En outre, le fait que M. Péladeau ait annoncé sa candidature devant des étudiants de l'Université de Montréal est symbolique et porteur d'espoir, estime l'homme de lettres. «Même Lévesque, quand il a voulu se faire élire, l'a fait par la jeunesse. La souveraineté ne pourrait se faire sans elle, croit Raôul Duguay. Le mouvement devient significatif quand on a 2 ou 3 générations qui y croient. Sans la génération des carrés rouges, il n'y en aura pas, de souveraineté.»

Trop tôt pour trancher

Pour sa part, l'actuel président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin, préfère se laisser quelques semaines encore avant de fixer son choix sur un candidat. «J'ai une bonne tendance pour M. Péladeau, mais [Bernard] Drainville et [Alexandre] Cloutier sont intéressants. On n'a pas encore pu peser tous les enjeux», rappelle celui qui a représenté le parti dans la circonscription de Shefford aux élections de 2007.

Une chose est sûre, pour se sortir de son marasme, le parti a besoin d'un candidat d'envergure qui saura rassembler les militants. «Ça va prendre des idées où tout le monde va se retrouver, surtout si le PQ veut reprendre le pouvoir aux prochaines élections», allègue-t-il.

Même son de cloche du côté de René Beauregard. Le maire de Saint-Joachim-de-Shefford, candidat péquiste dans Brome-Missisquoi au dernier scrutin, attend d'en savoir plus. «J'attends de voir le programme de chacun. Je ne cacherai pas que ce qui touche le milieu agricole et rural et les régions me tient à coeur. J'espère que le futur candidat va en tenir compte dans son programme, affirme celui qui a côtoyé tous les candidats lors de la dernière campagne électorale. Je veux laisser la chance au coureur.» 

 

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