Vélodrome couvert à Bromont : le CNCB à la croisée des chemins

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Selon le directeur et entraîneur-chef du CNCB, Nicolas Legault, l'essor du centre d'entraînement passe par l'ajout d'un toit au vélodrome, un projet de plusieurs millions de dollars.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) C'est un fait, la popularité du vélo est sans cesse grandissante au Québec. Le Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB) compte bien surfer sur cette vague qui semble loin de s'essouffler. Pour ce faire, les dirigeants du centre sportif envisagent de couvrir le vélodrome pour qu'il soit accessible en tout temps. Une première étape a été franchie en ce sens à la dernière séance du conseil municipal de Bromont, lundi. Les élus ont appuyé la demande d'aide financière qui sera déposée par l'organisme sans but lucratif au Pacte rural pour la réalisation d'une étude de faisabilité.

En fait, l'idée d'un vélodrome couvert ne date pas d'hier. «Depuis la perte du vélodrome de Montréal en 1989, nous sommes les seuls au Québec. Le projet d'avoir une infrastructure couverte au Québec est ressorti à plusieurs reprises au cours des 15 dernières années. En s'affichant publiquement, on veut mobiliser les gens du milieu pour que ça se concrétise», a indiqué à La Voix de l'Est le directeur et entraîneur-chef du CNCB, Nicolas Legault.

Or, le centre de cyclisme bromontois est à la croisée des chemins. Pour Nicolas Legault, le statu quo n'est plus une option. «On ne peut plus rester les bras croisés!, a-t-il lancé. Il faut agir parce que la principale problématique du vélodrome est qu'il est difficile d'attirer de nouvelles clientèles. C'est seulement ouvert l'été et dès qu'il y a des intempéries, on est obligés de le fermer. Donc, si des gens se déplacent de Montréal ou Québec pour venir ici, ils ne sont jamais certains de la température. C'est difficile d'établir une routine chez les cyclistes. Et annuler des compétitions, ce n'est pas gagnant.»

Terre-à-terre

Comme le vélodrome de Bromont est le seul de la province, Nicolas Legault a dû se tourner vers les autres pistes en Amérique du Nord pour avoir un aperçu des coûts d'un tel projet. Mais loin de lui l'idée de jouer au mégalomane. Il souhaite demeurer terre-à-terre.

«Il y a un nouveau centre intérieur qui a été construit à Milton en Ontario. Il va ouvrir en janvier et le projet a coûté 56 M$. Mais leur objectif est de recevoir les Jeux panaméricains cet été. Ils visent principalement l'élite. Dans notre cas, nous avons déjà la piste et nous visons une clientèle touristique, mais aussi des équipes provinciales. On veut faire un projet de moyenne envergure. On ne vise pas l'international. Il va falloir faire nos devoirs avec un plan d'affaires bien étoffé parce que la facture pour couvrir un vélodrome peut aller de 4 M$ à 65 M$. L'écart est énorme», a fait valoir le directeur du CNCB.

Évidemment, un tel projet ne se réalise pas en un claquement de doigts. Un travail de longue haleine a donc été amorcé par Nicolas Legault et ses partenaires. «On veut aller chercher une subvention (du Pacte rural) pour développer le sport. Ce qu'il faut calculer, c'est si on est capables d'assumer les frais fixes une fois le toit bâti. Rentabiliser un vélodrome, c'est un peu comme un aréna. Ce n'est pas facile.» La facture pour l'étude de faisabilité pourrait atteindre 25 000 $, a-t-il estimé. La demande d'aide au Pacte rural est de 12 000 $. Selon M. Legault, le reste de l'enveloppe qui servirait à ficeler le plan d'affaires proviendrait de la Ville de Bromont, de la Fédération québécoise des sports cyclistes et du CNCB.

De son côté, la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan s'est faite évasive, réitérant que l'initiative «en est à ses balbutiements». «Nous avons plusieurs projets sur la table à Bromont, a-t-elle fait remarquer. Mais c'est évident que le vélodrome et le centre de cyclisme sont très importants pour nous. Jusqu'à un certain point, nous sommes une des capitales du vélo au Québec.» 

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