Protect-Style : important contrat avec Parcs Canada

Après plus de deux ans de recherche et... (photo Alain Dion)

Agrandir

Après plus de deux ans de recherche et développement, les opérations de commercialisation de Protec-Style, présidée par François Simard, ont récemment pris leur envol.

photo Alain Dion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Après trois ans de recherche et développement, les activités de commercialisation de Protec-Style, cette entreprise qui exploite le potentiel de la fibre d'asclépiade, ont récemment pris leur envol. La PME a conclu un contrat avec Parcs Canada pour la fourniture de 800 trousses d'urgence en cas de déversement pétrolier.

La valeur du contrat n'est que de 186 651$, mais cette entente est hautement symbolique pour Protec-Style. «Notre plate-forme de lancement, c'est Parcs Canada. (...) On va livrer au Nunavut, au Labrador, au Yukon; partout au Canada, dans l'ouest, au milieu, et dans l'est», s'est réjoui hier le président de l'entreprise, François Simard.

L'asclépiade est une plante indigène très répandue. Elle produit une «cocotte» qui s'ouvre à l'automne lorsqu'elle est mûre et répand des graines munies de soie. Les papillons monarques, en particulier, affectionnent cette plante et s'en nourrissent. Mais elle a aussi d'étonnantes propriétés que Protec-Style s'est donné pour mission de faire découvrir.

L'une des propriétés de l'asclépiade est sa capacité d'absorption des produits pétroliers. La fibre d'asclépiade peut absorber jusqu'à 40 fois son poids; elle est ainsi plus de quatre fois supérieure au polypropylène. Un kilo d'asclépiade peut absorber 50 litres d'huile.

Parcs Canada y a vu un intérêt. Protec-Style avait soumis son produit dans le cadre du Programme d'innovation construire au Canada (PICC). «Si on est sélectionné, comme ça a été notre cas, on nous met en lien avec un ministère ou une agence fédérale qui pourrait avoir un intérêt pour notre produit. Parcs Canada a démontré de l'intérêt pour nous. C'est notre premier contrat pour les absorbants pétroliers», relève François Simard.

La nouvelle a été relayée par les médias nationaux et, hier matin, le téléphone n'a pas tardé à sonner chez Protec-Style. «Il y a eu des intérêts manifestés par des joueurs assez importants», laisse savoir le président de l'entreprise.

Transformation

Protec-Style est installée dans l'incubateur industriel depuis 2012. L'entreprise projette de déménager à l'automne 2015 pour être en mesure de mener «des opérations à plus grand déploiement». «On va terminer notre cycle de trois ans à l'incubateur», dit François Simard.

Les prochains mois s'annoncent d'ailleurs chargés puisque l'entreprise doit démarrer, également à l'automne 2015, une usine pour la transformation de la fibre. Cette dernière sera située en Mauricie, de façon à être près des producteurs d'asclépiade. La «transformation primaire» sera effectuée sur place, dit M. Simard.

Mais cela ne signifie pas que Protec-Style quittera Granby. «La transformation secondaire y sera réalisée. On a d'autres projets qui seront annoncés au cours des prochains mois», assure le président.

Protec-Style travaille également sur l'utilisation de la fibre en guise de duvet. L'entreprise planche sur un projet avec la collaboration du fabricant de vêtements de plein air québécois Chlorophylle.

«On a développé une panoplie de produits qui sont très performants, écologiques et qui favorisent le déploiement des papillons monarques», souligne François Simard.

L'asclépiade est actuellement cultivée sur une superficie de 320 hectares, principalement en Mauricie et dans le Bas-Saint-Laurent. La culture est appelée à augmenter au cours des prochaines années, selon M. Simard.

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer