• La Voix de l'Est > 
  • Actualités 
  • > Restructuration chez Cresswell : les opérations seront concentrées à l'usine de la rue Saint-Vallier 

Restructuration chez Cresswell : les opérations seront concentrées à l'usine de la rue Saint-Vallier

La vente du site des Industries Cresswell, rue... (photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

Agrandir

La vente du site des Industries Cresswell, rue Léon-Harmel, à la Ville de Granby, qui souhaite y construire un centre aquatique, permettra à l'entreprise de restructurer ses opérations dans ses autres installations de la rue Saint-Vallier. Mais une quinzaine de personnes perdront leur emploi dans la foulée, a laissé savoir hier le directeur général de la compagnie, Luc Lessard.

photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La Ville de Granby pourra se porter acquéreur du site des Industries Cresswell, rue Léon-Harmel, afin d'y construire un centre aquatique. La transaction a été entérinée hier soir, à l'unanimité, par le conseil municipal. Une quinzaine de personnes perdront toutefois leur emploi dans la foulée, a dit hier le directeur général de l'entreprise, Luc Lessard.

Cresswell, qui emploie environ 70 personnes, a décidé de restructurer et concentrer ses opérations dans l'autre usine qu'elle possède à Granby, rue Saint-Vallier. «La transaction avec la Ville va nous permettre de consolider la majorité des emplois et de mieux restructurer nos opérations à l'intérieur de la ville. C'est un pas en arrière pour en faire un autre en avant», a illustré M. Lessard.

La Voix de l'Est a annoncé samedi en exclusivité l'achat par la Ville du site des Industries Cresswell, rue Léon-Harmel, au coût de 2,9 millions $. L'entreprise devra livrer à la Ville le terrain débarrassé de tout bâtiment, décontaminé et remblayé. Elle dispose d'une période de 270 jours pour réaliser ce mandat. Cresswell devrait ainsi avoir complété au printemps 2015 le transfert et la concentration de ses opérations, rue Saint-Vallier, afin de procéder à la démolition et aux autres travaux de préparation du terrain.

La somme déboursée par la Ville pourrait cependant grimper jusqu'à 3,4 millions $, car elle contribuera financièrement aux travaux de décontamination, a expliqué le maire. La facture sera assumée moitié-moitié par la Ville et Cresswell. À noter que la part de la Ville est plafonnée à 500 000 $.

Temps difficiles

Cresswell, à Granby depuis 1951, a décidé de miser sur ses propres produits qui présentent, selon le dg, un potentiel de croissance plus important, des systèmes d'entreposage industriel, en l'occurrence. Ces systèmes sont fabriqués aux installations de la rue Saint-Vallier.

En contrepartie, l'usine de la rue Léon-Harmel est plus dédiée à la sous-traitance, explique Luc Lessard. «C'est un marché de plus en plus difficile. Le potentiel de croissance n'est plus là. On passait des temps difficiles», laisse-t-il tomber.

Aux yeux du directeur général, bien qu'elle se solde par la perte d'une quinzaine d'emplois, la transaction demeure une bonne nouvelle pour l'entreprise puisqu'elle lui permettra d'assurer sa pérennité à Granby. «On va réinvestir dans nos équipements (de la rue Saint-Vallier) et améliorer notre productivité», dit-il.

Selon M. Lessard, la transaction est aussi avantageuse pour la Ville de Granby, car les activités d'un centre aquatique se prêtent mieux au secteur, à caractère résolument sportif. «L'édifice n'était plus bien localisé pour un usage industriel. Ça revenait à la Ville pour qu'elle y fasse un centre aquatique», croit Luc Lessard.

«La localisation est très stratégique. Elle va permettre une concentration des équipements sportifs de la Ville avec le centre sportif Léonard-Grondin, le parc Dubuc, le stade Napoléon-Fontaine et le parc Jean-Yves Phaneuf», a fait valoir le maire, Pascal Bonin.

La transaction conclue entre la Ville et les Industries Cresswell n'est toutefois que la première étape d'un long - et coûteux - projet qui devrait s'échelonner jusqu'à 2017, si tout se déroule comme prévu. «J'aurai l'occasion d'en parler en long et en large», a d'ailleurs dit le maire Bonin lorsque le point a été traité par les élus hier soir. Le sujet n'a pas été soulevé par les citoyens lors de la période de questions.   

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer