Rencontres citoyennes: une idée qui pousse un peu partout

Voilà un an que le maire de Granby,... (photo archives La Voix de l'Est)

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Voilà un an que le maire de Granby, Pascal Bonin, donne presque chaque mois rendez-vous aux citoyens dans la salle du conseil afin qu'ils puissent échanger sur divers sujets.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Durant la campagne électorale de 2013, Pascal Bonin s'était engagé à tenir des rencontres mensuelles avec les citoyens pour mieux les informer sur ce qui se passe à l'hôtel de ville. Son objectif? Permettre aux citoyens de s'exprimer sur n'importe quel sujet, sans contraintes ni artifices - «sa marque de commerce». Un an plus tard, quel bilan dresse-t-il de son initiative?

Son premier constat: ces samedis représentent une plus grande charge de travail que ce à quoi il s'attendait. «En arrière de quelque chose qui semble très simple, il y a des heures de préparation», indique celui qui se présente toujours devant ses concitoyens sans papiers. Il étudie néanmoins ses dossiers en profondeur, si bien qu'il les connaît sur le bout de ses doigts.

«C'est pour ça que je suis capable d'en parler à brûle-pourpoint», ajoute M. Bonin.

Le maire se dit agréablement surpris de l'ouverture des Granbyens et se réjouit du contexte convivial dans lequel se déroulent les rencontres. «Au début, j'avais une crainte que la présence de journalistes brise la magie de ces rencontres-là, confie-t-il à l'auteure de ces lignes, avec qui il a eu maille à partir l'an dernier à ce sujet. Heureusement, la magie est toujours là. Pour moi, ce qui fait le succès de mes samedis matins, c'est l'anti décorum.»

Confronter et rassurer

Si certaines rencontres ont permis d'expliquer le travail des élus ou de faire le point sur certains projets - pensons notamment au déneigement, au budget, aux dossiers de la piscine Miner, de la bibliothèque municipale et du réaménagement du parc Pelletier -, d'autres ont suscité davantage de débats. C'est le cas notamment des séances ayant traité du règlement antibruit, du différend entre les motocyclistes et les policiers ainsi que de la circulation au centre-ville.

«Je trouve ça sain de faire face à mes décisions et de me faire challenger, affirme M. Bonin. Ça nous pousse à travailler plus fort, mais ça nous fait aussi réaliser qu'on est d'une grande vulnérabilité.»

Néanmoins, les rencontres permettent de prendre le pouls de la population et de rassurer l'élu sur sa gouverne. «On est confortables dans nos décisions quand on sait ce que la population en pense», affirme celui qui rêve de doter un jour Granby d'un outil de sondage en direct.

Et plusieurs bonnes idées sont ressorties de ces rencontres. «Je pense au compromis hybride dans les collectrices pour les quartiers blancs: c'est grâce au samedi sur le déneigement qu'on en est venus à cette solution-là», illustre le maire.

À chaque rendez-vous, entre une trentaine et une cinquantaine de Granbyens, dont beaucoup d'habitués, répondent à l'invitation de M. Bonin.

Instaurer le dialogue

Les «déjeuners du maire»existent dans bon nombre d'autres municipalités au Québec. Dans la plupart des cas, il s'agit d'une collecte de fonds annuelle. Même si la formule varie d'un endroit à l'autre, tous les élus interrogés ont indiqué, à l'instar du maire Bonin, avoir mis ces rencontres citoyennes en place pour répondre à un besoin de plus grande transparence.

De plus, ont-ils tous fait savoir, il leur importait d'établir un dialogue avec les citoyens, particulièrement ceux qui sont mal à l'aise de s'exprimer dans le cadre, plus strict, d'une séance régulière du conseil.

Dans tous les cas, chaque maire est heureux d'avoir mis en place une telle initiative, qui profite autant aux élus qu'aux citoyens. Le maire Bonin n'y fait pas exception. «C'est la tangente que ça prend avec le citoyen, dit-il. Les gens rentrent dans leur ville au lieu de penser que c'est inaccessible. On pourrait penser qu'ils se foutent de la politique, mais on s'aperçoit que c'est le contraire.»

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