Développement économique Brome-Missisquoi maintient son financement

«Quand on demande des informations, on a droit... (photo archives La Voix de l'Est)

Agrandir

«Quand on demande des informations, on a droit à un flou artistique assez impressionnant», soutient Arthur Fauteux, préfet de la MRC Brome-Missisquoi.

photo archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) La MRC Brome-Missisquoi maintient son financement destiné au développement économique. En 2015, les 21 municipalités de la MRC y consacreront 1 047 041$. C'est une hausse de 2%. On ignore toutefois si le CLD ou un autre organisme gérera le tout.

Bien que Québec ait annoncé une réduction de 60% de son financement des CLD, soit de 252 859$ pour celui de Brome-Missisquoi, la direction de la MRC Brome-Missisquoi manque d'information pour décider comment elle entend s'organiser pour poursuivre le travail de développement économique. Plusieurs questions restent sans réponse, note Arthur Fauteux, préfet de la MRC. «On ne peut pas abolir le CLD. On ne l'a pas mis sur pied. C'est le gouvernement qui les a créés. Et en plus, il leur a confié plusieurs mandats, celui de gérer des programmes d'aide financière aux entreprises, par exemple. Comment tout ça va s'opérer maintenant, on ne le sait pas.»

Une MRC ou une municipalité, rappelle M. Fauteux, ne peut s'occuper directement de développement économique parce qu'elles ne sont pas autorisées à conclure des partenariats avec des entreprises privées. C'est la raison pour laquelle les entités municipales mettent sur pied des organismes sans but lucratif pour s'en occuper.

La MRC a demandé des précisions de Québec à ce sujet, a dit M. Fauteux. En vain. «Quand on demande des informations, on a droit à un flou artistique assez impressionnant», a-t-il dit. Il n'hésite pas à parler «d'improvisation» pour qualifier les compressions budgétaires touchant les CLD et la disparition des conférences régionales des élus.

Les membres du conseil d'administration du CLD se rencontreront ce soir pour discuter de l'avenir de l'organisme. Chose certaine, soutient M. Fauteux, le statu quo est impossible. «On ne peut pas penser que le CLD va rester comme ça. On n'a plus le financement qu'on avait.»

Le préfet espère obtenir de Québec les informations manquantes dans les prochaines semaines. Il aimerait que tous les changements soient en place d'ici la nouvelle année. Des décisions doivent être prises, a-t-il dit, et certaines concernent les employés du CLD. «Il faut respecter les gens qui sont là. Ils ont des familles, des responsabilités et ont droit de savoir ce qui les attend.»

Budget en hausse

Le budget de la MRC sera en hausse en 2015. Le conseil des maires a adopté hier soir un budget de 8 285 357$. C'est 292 194$ (3,5%) de plus par rapport au budget de l'année qui se termine.

Cette hausse a un impact sur les quotes-parts des municipalités. Le taux global de taxation passera de 3,96¢ par 100$ d'évaluation à 4,13¢. Le tout est calculé sur la croissance de la richesse foncière des municipalités provenant des nouvelles constructions. Parce que les hausses de la richesse foncière sont différentes d'une municipalité à l'autre, certaines verront leurs quotes-parts réduites tanquis qu'elles augmenteront pour d'autres.

La Ville de Bromont verra sa quote-part haussée à 605 097$ (hausse de 86 025$), Cowansville à 499 707$ (53 322$), Sutton à 516 405$ (41 391$), Farnham à 322 117$ (37 028$) et Lac-Brome à 399 619$ (23 293$).

Plusieurs postes budgétaires ont été revus, notamment en raison de compressions et d'exigences imposées par le gouvermement du Québec. En plus de la ponction de 252 859$ au CLD, la MRC devra acheter un logiciel d'évaluation des valeurs foncières au coût de 52 495$ pour satisfaire le ministère des Affaires municipales.

Le budget accordé aux écocentres augmente à 197 768$. L'année 2014 a été marquée par une hausse de 54% du volume de matières recyclables laissées dans les six écocentres de la MRC, l'équivalent de 2200 tonnes détournées de l'enfouissement. Cela a entraîné de dépenses additionnelles de 90 000$ pour la location des conteneurs.

Cette hausse a une incidence sur la taxe spéciale chargée par les 21 municipalités de la MRC. Celle-ci va passer de 19$ à 25$ par logement. Un montant de trois dollars servira à éponger les 90 000$ payés en plus cette année. Les 22$ restants seront utilisés pour assurer les services dans les écocentres et la location des conteneurs.

Cette hausse pourrait cependant être absorbée par certaines municipalités. Des maires, a dit M. Fauteux, ont indiqué vouloir utiliser les redevances reçues de Recyc-Québec et du gouvernement québécois en raison de la baisse du tonnage des matières enfouies pour annuler la hausse de la taxe des écocentres. «Ça sera à eux de l'annoncer à leurs citoyens», a-t-il dit.

La popularité des écocentres dépassent les attentes. Depuis leur ouverture au printemps 2013, plus de 25% des ménages de la MRC s'y sont rendus pour porter des matières recyclables.

La MRC s'attend à ce que le volume des matières recyclables acheminées dans les six écocentres augmente dans la nouvelle année de 12%. «Ça va finir par ralentir. Les sous-sols des gens vont être vides», a blagué le préfet.

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer