En Haute-Yamaska : la fin du CLD actuel

Le préfet de la MRC de la Haute-Yamaska,... (photo janick marois)

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Le préfet de la MRC de la Haute-Yamaska, Pascal Russell, et le président du CLD, René Beauregard.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Le Centre local de développement (CLD) de la Haute-Yamaska, tel qu'on le connaît présentement, est voué à une mort certaine. Ce constat a été établi hier matin par le préfet de la région, Pascal Russell, et le président du CLD, René Beauregard.

Selon les chiffres avancés, les mesures d'austérité du gouvernement libéral créeront un trou de 320 065$ dans le budget 2015 du CLD. «C'est 20% du budget. Les fonds sont coupés et on n'est pas capables de prendre la charge et de l'imputer aux citoyens. Il est utopique de penser que nous pouvons pallier le manque à gagner et garder la structure de ce service dans l'état actuel. Les maires ne veulent plus, mais surtout ne peuvent plus augmenter les quotes-parts pour compenser les continuelles compressions gouvernementales. Nos citoyens ont assez contribué», a déclaré M. Russell, en précisant que cette décision n'était pas prise de gaieté de coeur.

Après le 31 décembre prochain, il y aura une nouvelle structure, mais celle-ci n'est pas encore connue. «Il est impératif de voir de nouvelles façons de faire. Mais il est prématuré de mettre fin aux activités du CLD sans transition», a-t-il ajouté.

À court terme, les services demeureront en place, assure M. Russell. Le conseil des maires de la Haute-Yamaska compte maintenir son aide financière au CLD «pour une période transitoire semestrielle», pour poursuivre l'accompagnement amorcé auprès des entrepreneurs de la région. À l'heure actuelle, une cinquantaine de dossiers seraient ouverts et plus de 1 million$ engagés dans des projets de développement économique, estime-t-on. «On souhaite garder le maximum de services, tant en milieu urbain que rural.»

Les maires souhaitent prendre le temps d'évaluer toutes les avenues possibles avant de prendre une décision. «En ce sens, nous agirons avec prudence et en bon père de famille», a-t-il dit.

En étant tenue dans l'ignorance, la MRC vit «un purgatoire», illustre le préfet. «On est en plein flottement, dans une zone grise en attendant d'obtenir des informations pertinentes. J'espère que le gouvernement sera clair dans son message...»

Le 2 décembre prochain, les préfets du Québec doivent rencontrer un fonctionnaire du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire pour en savoir plus sur les orientations du gouvernement. La Haute-Yamaska pourra ensuite mieux revoir l'organisation de son CLD.

Parmi les scénarios envisagés, certains services pourraient être intégrés à ceux de la MRC, située dans le même édifice. L'expertise de développement économique pourrait aussi être jointe à d'autres organismes spécialisés dans ce domaine - le Centre d'aide aux entreprises par exemple - à travers une concertation.

Le maire de Granby, qui était présent au point de presse, a par ailleurs rappelé que sa municipalité souhaitait revoir ses structures de développement économique, de façon à les maximiser. Principale locomotive du CLD - elle fournit presque 75% du budget, précise Pascal Bonin - Granby pourrait avoir un sérieux mot à dire dans la nouvelle version de l'organisme.

 

Postes épargnés pour l'instant

Les huit employés du CLD ont été rencontrés dans les minutes précédant le point de presse. Pour le moment, aucune suppression de postes n'est envisagée. «On ne posera pas de geste à l'aveuglette. Mais on ne vit pas une période réjouissante. Ces gens ont des obligations familiales et on est conscients que devant cette incertitude, certains postuleront ailleurs», laisse entendre M. Russell.

René Beauregard a quant à lui tenu à souligner le bon travail de l'équipe en place, malgré l'incertitude dans laquelle elle est plongée. «Il faut penser autrement et remettre en cause nos façons de faire. Mais on ne peut pas vivre avec un tel flou encore six mois...», a souligné le maire de Saint-Joachim-de-Shefford.

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