Sur la route du sang

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Montréal) La phase de qualification représente l'ensemble des tests effectués sur les échantillons sanguins prélevés tout juste avant le don de sang comme tel. Tout le sang collecté par dons est testé à Montréal. Seule la moitié y sera transformée; l'autre moitié sera acheminée à Québec, et pourra alimenter l'est de la province.

Avant d'emplir un culot de sang (la poche de plastique qui contient le don), les infirmières d'Héma-Québec emplissent toujours quatre éprouvettes. Du nombre, trois seront utilisées pour déterminer si le sang prélevé peut être transfusé à autrui; la quatrième éprouvette sera pour sa part conservée au froid et servira d'échantillon de remplacement si l'un des trois autres est détruit, explique Laurent Paul Ménard, directeur des relations publiques chez Héma-Québec.

Un premier appareil d'analyse immunologique, appelé le PRISM, détermine la présence de pathogènes et d'anticorps pour quatre maladies ou virus, qui peuvent être transmissibles par le sang: le VIH, les hépatites B et C, de même que le HCLV (virus humain T-lymphotrope).

Pour éviter toute contamination, l'embout des tubes testeurs est remplacé entre chaque échantillon par la machine elle-même, un processus qui ne prend qu'une fraction de seconde.

Entre-temps, les plaquettes sont mises à l'épreuve dans ce qui ressemble à des casiers noirs, et qui sont qualifiés par Laurent Paul Ménard de «Club Med des cultures bactériennes.» Comme les plaquettes doivent demeurer à la température de la pièce, ces boîtes reproduisent les conditions idéales pour favoriser le développement des bactéries, et permettent donc de savoir rapidement si le sang est contaminé par celles-ci.

Un peu plus loin, une autre machine permet de déterminer à la fois le groupe sanguin de chaque échantillon de sang et la présence du virus de la syphilis. Les fluides de plasma contenus dans les tubes sont de différentes couleurs, allant d'un jaune clair à une teinte plus ambrée; en effet, le plasma de chacun varie en fonction de plusieurs facteurs, comme la génétique, l'alimentation, la prise de médicaments, etc.

Pour obtenir les résultats les plus fiables possible, Héma-Québec s'est doté au fil des années d'équipements à la fine pointe de la technologie. À chaque étape de la qualification, on s'assure de valider le code-barre de chaque échantillon pour enregistrer le test effectué dans le dossier de celui-ci.

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer