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Consultation sur le plan d'urbanisme de Bromont: développer sans compromettre les milieux naturels

Attablés par dizaines, les Bromontois, armés de post... (photo Catherine Trudeau)

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Attablés par dizaines, les Bromontois, armés de post it colorés qu'ils apposaient sur une carte de la ville, ont réfléchi tout haut sur ce qui leur tient à coeur et sur leur vision d'avenir de la municipalité.

photo Catherine Trudeau

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Oui au développement urbain, mais sans compromettre les milieux naturels. Voilà le consensus qui s'est dégagé de la consultation publique sur le futur plan d'urbanisme de la Ville de Bromont, démontrant l'attachement des citoyens au caractère champêtre et accueillant de leur municipalité.

Environ 125 personnes se sont présentées samedi avant-midi au Château-Bromont, où elles ont été invitées à échanger sur ce qui définit l'identité de Bromont, sur les enjeux du développement urbain de la ville d'ici 15 ans de même que sur les secteurs à prioriser. D'autres Bromontois ont fait parvenir leurs réponses à la Ville, portant à près de 150 personnes le nombre de participants à l'exercice.

La consultation populaire est facultative dans la préparation d'un nouveau plan d'urbanisme, mais le conseil municipal souhaitait impliquer les citoyens dans sa démarche. L'initiative s'inscrit dans la foulée du Plan de développement durable, dans lequel Bromont avait inscrit sa volonté de revoir le plan d'urbanisme et les règlements «afin qu'ils reflètent la vision et les grandes orientations dégagées par les citoyens» dans le cadre des consultations publiques «Pense ta ville», tenues entre 2010 et 2012.

Préserver les acquis

C'est ainsi qu'attablés par dizaines, les Bromontois, armés de post it colorés qu'ils apposaient sur une carte de la ville, ont réfléchi tout haut sur ce qui leur tient à coeur et sur leur vision d'avenir de la municipalité.

Il en est entre autres ressorti qu'il faut protéger les milieux naturels tout en garantissant leur accessibilité, qu'il faut préserver l'histoire et le patrimoine de Bromont, particulièrement dans le vieux village, et que le développement doit se faire de manière équilibrée et en misant sur les infrastructures déjà en place.

«On est chanceux avec notre ville, car elle est près d'une autoroute, de la montagne, des services et elle a beaucoup d'espaces verts. Il ne nous manque rien», note Andrea Sigillo, établi depuis 1980 à Bromont.

Car même s'ils sont pour le développement de leur milieu, les citoyens veulent éviter de voir disparaître ce qui les a attirés à Bromont. «On ne veut pas ressembler à Saint-Sauveur ou à Mont-Tremblant», a-t-on entendu à quelques reprises.

«Je suis optimiste, car les gens sont arrivés à Bromont pour une raison et ce qu'on vise avec le plan, c'est de sécuriser ça, pour développer Bromont de façon logique et harmonieuse», a indiqué Joanne Frizzle, une participante appréciant que son opinion ait une valeur dans le processus décisionnel.

«C'était un exercice extrêmement constructif, commente René Cloutier, citoyen et président de Protégeons Bromont. On voit que les gens recherchent encore la proximité avec la nature.»

Vision articulée

La Ville se réjouit de la réponse positive des citoyens à son invitation, en particulier la mairesse Pauline Quinlan, qui n'a pas caché sa fierté de voir autant de Bromontois engagés envers leur municipalité.

«C'est une très belle participation! De voir que les gens sont nombreux et que déjà, ils ont investi quelques heures de réflexion pour leur ville... [...] Le développement durable, c'est aussi de vouloir vivre à long terme quelque part», indique l'élue.

Formé en urbanisme, le nouveau directeur général de Bromont, Jean Langevin, voit d'un très bon oeil la participation citoyenne, une motivation supplémentaire dans son nouveau mandat. «Je suis très enthousiasmé de voir que les gens ont une vision très articulée de leur ville, dit-il. À Bromont, on est à un carrefour entre un environnement urbain et un environnement naturel.»

L'urbanisme participatif, la nouvelle avenue

La rencontre de consultation a été chapeautée par Michel Collins, président de la firme BC2, chargée d'accompagner Bromont dans la refonte de son plan d'urbanisme. Ces consultations populaires sont en train de devenir la norme auprès des municipalités, allègue-t-il.

«L'approche avec le citoyen, on fait ça de plus en plus, indique M. Collins. Le plus important chez les citoyens, c'est la perception qu'ils ont de leur ville et la meilleure façon de l'avoir, c'est de la leur demander. Ensuite, on en tient compte dans nos analyses et on va l'intégrer à travers des projets concrets.»

Un avis que partage Jean-François Vachon, directeur de l'urbanisme à Bromont. «La participation des citoyens est devenue essentielle à la pratique de l'urbanisme. Même que maintenant, l'urbanisme participatif, c'est la clé», souligne celui qui a écouté attentivement les réflexions des Bromontois, qui lui seront fort utiles pour la suite du processus. «J'ai ressenti et compris tellement de choses du point de vue des citoyens, poursuit-il. On voit que les gens sont ouverts au développement, mais pas n'importe comment.»

On espère que le plan et les règlements seront finalisés et adoptés pour la fin 2015. Entre-temps, les citoyens seront à nouveau consultés au cours du processus, qui compte aussi un volet légal.

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