CPE: manifestation à Cowansville

Quelques intervenantes en service de garde de la... (photo Janick Marois)

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Quelques intervenantes en service de garde de la région ont manifesté leur mécontentement devant le bureau du député libéral Pierre Paradis, hier.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Cowansville) Une poignée de personnes ont répondu, hier, à l'appel à la mobilisation de l'Association québécoise des Centres de la petite enfance, qui invitait ses membres à rendre visite à leur député libéral. Le but: protester contre l'annonce du gouvernement Couillard de mettre fin, dès avril prochain, aux tarifs uniques des services de garderie, en les remplaçant par un paiement en fonction du revenu des parents.

Entre 10 h et 13 h, les intervenants de la région étaient appelés à converger vers le bureau de circonscription du député de Brome-Missisquoi et ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, à Cowansville.

Lors du passage de La Voix de l'Est vers 11 h 30, elles étaient neuf éducatrices et directrices d'établissement à braver le froid, pancartes à la main, pour exprimer leur indignation. M. Paradis n'était toutefois pas présent pour les recevoir.

«C'est important d'être ici!», croyait néanmoins Ève Raymond du CPE Le Grand Chapiteau de Granby, fréquemment interrompue par les coups de klaxon d'automobilistes solidaires. La jeune femme s'inquiète surtout de voir que ce qui n'était que des rumeurs il y a quelques mois soit devenu réalité. «C'est la première rumeur qui se confirme. Mais on ne parle pas de toutes les autres qui circulent dans notre milieu: les fusions forcées pour réduire le nombre de corporations, l'augmentation du ratio de 8 à 14 enfants au sein des groupes... Est-ce que ça se concrétisera aussi?»

«Les éducatrices font un travail exceptionnel, mais une hausse des ratios les obligera à faire de l'intervention plus que de l'apprentissage, renchérit Julie Tremblay, directrice du CPE L'Amus'Ailes de Saint-Paul-d'Abbotsford. Ils parlent même d'enlever des pouvoirs aux parents!»

Toutes ces nouvelles et toutes ces rumeurs ne sont pas sans affecter le moral des éducatrices en garderie, affirment-elles. «Elles sont stressées et inquiètes. Pourtant, les éducatrices doivent être 'toutes là', bien présentes, pour prendre soin des petits, fait remarquer Mme Raymond. On est tout le temps coupés et obligés de nous battre pour notre survie.»

Pour Julie Tremblay, la décision du gouvernement est loin de faire avancer le Québec. La gestionnaire dit côtoyer des familles de trois ou quatre enfants qui sont désemparées devant les hausses de tarifs annoncées. «Des parents affirment qu'ils vont devoir travailler moins. C'est un recul de 30 ans!»

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