DJL possède un droit acquis

La gravière Bailey, exploitée par Construction DJL à... (photo Michel Laliberté, archives La Voix de l'Est)

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La gravière Bailey, exploitée par Construction DJL à Bolton-Ouest, est entrée en opération avant la Loi sur la qualité de l'Environnement en décembre 1972. L'entreprise jouit donc d'un droit acquis même si le site ne se trouve pas à un kilomètre d'une source d'eau potable municipale.

photo Michel Laliberté, archives La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Lac-Brome) Construction DJL a le droit de continuer d'exploiter sa gravière du chemin Bailey à Bolton-Ouest. Un droit acquis fait que l'entreprise peut poursuivre ses activités d'excavation, et ce, même si quatre puits d'eau potable de la Ville de Lac-Brome se trouvent à moins de 150 mètres du site.

La gravière était en opération avant décembre 1972, soit lors de l'entrée en vigueur de la Loi sur la qualité de l'Environnement, indique Daniel Leblanc, directeur général adjoint au ministère de l'Environnement. Elle n'a donc pas à se trouver à plus d'un kilomètre de source d'eau potable destinée à la consommation comme l'oblige la loi pour tous les autres sites en opération depuis ce temps, a-t-il expliqué hier en entrevue.

La Commission de protection du territoire agricole étudie une demande de DJL pour renouveler pour une période de cinq ans son permis pour exploiter la gravière Bailey. Celle-ci est située dans une zone agricole. La Ville de Lac-Brome et Renaissance lac Brome s'y opposent. Ils craignant que ce type d'activité nuise à la qualité de l'eau dans la nappe phréatique qui alimente les puits de Lac-Brome.

Les dangers sont bien réels, affirme la Ville, citant avoir relevé des traces d'hydrocarbures dans trois des quatre puits du site Bailey. L'indice de vulnérabilité de ces puits, une mesure utilisée par le ministère de l'Environnement pour déterminer le degré de contamination, établit leurs cotes à 160 et à 166. À partir d'une cote de 180, l'indice de vulnérabilité est considéré élevé.

La source de cette contamination aux hydrocarbures n'a pu être identifiée par la Ville.

Pas de danger à la consommation

Les experts en hydrogéologie du Ministère continuent d'analyser les données fournies par la Ville de Lac-Brome au sujet des traces d'hydrocarbures, a dit M. Leblanc. Il a cependant précisé que les cotes de vulnérabilité se situent en bas de normes. Le Ministère ne peut donc s'opposer à l'exploitation de la gravière, a-t-il conclut. «Il n'y a pas de danger à sa consommation», a-t-il dit, parlant de l'eau de puits concernés.

Cela dit, M. Leblanc a rappelé que droit acquis ou non, tous les exploitants de sablières, de carrières ou de gravières sont tenus de respecter l'article 20 de la loi qui interdit d'émettre des contaminants dans l'environnement. «On va continuer de surveiller tout ça.»

Construction DJL n'a jamais eu de démêlés avec le ministère de l'Environnement au sujet de la gravière Bailey. Elle n'a jamais reçu d'infraction pour des sols contaminés ou pour des déversements d'hydrocarbures pour ce site, a dit M. Leblanc.

La CPTAQ devrait rendre sa décision sur le renouvellement du permis d'exploitation de Construction DJL dans les prochains mois.

Les puits Bailey 1 et 2 produisent 1755 litres d'eau à la minute (l/m). Deux autres sources, la petite et la grande galeries, sont au même endroit. Ils entreront en service d'ici peu ajoutant 655 l/m à la production de la Ville.

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