Openbucks clarifiera l'utilisation des cartes prépayées Subway

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Le président fondateur de la firme Openbucks, Marc Rochman.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Le flou entourant la possibilité de faire des transactions sur des sites affiliés de jeux avec des cartes prépayées Subway, mis en lumière par La Voix de l'Est mercredi, a eu des échos chez Openbucks. Une rencontre serait imminente entre le dirigeant de la firme américaine et le géant de la restauration rapide pour clarifier le tout.

La problématique ne réside pas dans l'utilisation des cartes prépayées pour jouer en ligne, mais plutôt dans le fait que Subway n'expose pas explicitement son partenariat avec Openbucks, qui accepte en guise de paiement des cartes-cadeaux vendues au Canada et aux États-Unis.

C'est d'ailleurs une mère de famille, dont les enfants ont dépensé allègrement dans des jeux à l'aide de telles cartes, qui a levé le voile sur cette pratique commerciale qu'elle juge «non éthique». «Quand un parent achète une carte prépayée chez Subway, il se croit à l'abri parce que son enfant n'aura pas le choix de l'utiliser pour acheter un repas», avait-elle fait valoir.

«Marginal»

Le président fondateur de la compagnie californienne, Marc Rochman, estime que «la plupart des parents savent que leurs enfants achètent ces cartes pour jouer en ligne.»

Il a précisé au passage que 85% des utilisateurs des sites partenaires de son entreprise sont des adultes et que 60% des centaines de milliers de joueurs qui emploient leur plateforme sont récurrents. «La démographie du Riot Game est de 16 à 35 ans, a-t-il ajouté. Certaines personnes utilisent (notre plateforme) plus d'une fois par semaine. Ça prouve que nous leur avons donné une solution.»

«Le fait que quelques parents de temps en temps soient surpris que leurs enfants puissent utiliser des cartes de Subway pour payer dans des jeux vidéo est sans aucun doute marginal en comparaison des centaines de milliers qui sont satisfaits des bénéfices de notre solution, renchérit l'homme d'affaires dans un courriel adressé à La Voix de l'Est. Hélas, on ne peut pas rendre tout le monde heureux. En tout cas, j'ai moi-même inventé Openbucks il y a quelques années, alors que j'était [sic] confronté à ces problèmes de paiements pour mes enfants adolescents.»

Communication à revoir

Rappelons que ni les administrateurs de succursales locales ni les responsables du marketing chez Subway Canada interpellés par le journal ne connaissaient l'existence de ce programme de fidélisation. «Ce n'est pas le genre de pratique que l'on fait au Canada. (...) Le marketing de Subway Canada ne supporte pas et ne participe pas à ce programme établi et géré par un fournisseur de cartes prépayées nord-américain», avait indiqué la directrice marketing - Québec chez Subway Canada, Michèle Arcand. Pourtant, le partenariat entre les deux parties est en vigueur depuis quatre ans.

Une réponse qui n'a pas étonné le fondateur de la firme de San Jose. «Je ne suis pas surpris que dans la grande machine qu'est Subway, vous n'ayez pas eu l'interlocuteur qui serait au courant de notre programme», a mentionné M. Rochman.

Il faudra néanmoins corriger le tir, poursuit-il. «J'avoue que nous devons revoir les façons de communiquer [entre les partenaires d'affaires], a-t-il concédé. Nous ne sommes pas infaillibles. Je prends l'avion dimanche pour rencontrer les gens de Subway lundi. Il faut effectivement résoudre ces problèmes. Même s'il y a une personne sur 100 000 qui vit le genre de situation que vous avez décrit, on doit le prendre en considération.»

Une des idées que l'homme d'affaires compte mettre sur la table lors de son entretien au sommet consiste à vendre des «coupons de jeu» en succursale plutôt qu'utiliser la plateforme des cartes prépayées. «Dans ce cas, il n'y aurait aucune ambiguïté. Mais il faudrait évaluer la faisabilité.»

Il a ensuite tenu à spécifier que les retombées directes sont minimes pour le géant de la restauration rapide. «Le seul bénéfice qu'obtient Subway [avec les cartes prépayées], c'est le Food Trafic. C'est ce qui nous permet d'avoir un partenariat avec eux et les autres retailers.»

Subway n'a pas répondu à l'invitation de La Voix de l'Est à se prononcer sur le dossier, hier.

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