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Fusion de commissions scolaires anglophones : nuisible à la qualité de l'éducation, dit Michael Murray

«Ça ne peut pas améliorer la situation de... (photo Janick Marois)

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«Ça ne peut pas améliorer la situation de l'éducation», dit le président de la commission scolaire Eastern Townships, Michael Murray.

photo Janick Marois

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) La fusion annoncée des trois commissions scolaires anglophones du sud du Québec nuira à la qualité de l'éducation, dénonce le président d'Eastern Townships.

«C'est un exercice bureaucratique qui n'a aucun bon sens en termes pédagogiques», affirme Michael Murray, joint hier. Sa commission scolaire couvre déjà un territoire allant de Lacolle à Lac-Mégantic en passant par Drummondville. La nouvelle entité, prévue pour 2016, comprendra aussi l'ouest de la Montérégie (New Frontiers) et la Rive-Sud (Riverside).

Une structure plus grande, sur un territoire encore plus imposant, ne sera pas apte à répondre aux besoins de tous les établissements, dit M. Murray.

«Ça ne peut pas améliorer la situation de l'éducation. Ça devient une administration loin de sa communauté. On sera moins proches des besoins, du public. Nous avons un territoire très grand avec des besoins très différents, des villes prospères et de petits villages où l'éducation est peu valorisée par certaines familles.»

Eastern Townships possède en outre l'un des plus hauts taux d'élèves ayant des besoins particuliers au Québec. «Y aura-t-il la même sensibilité? La qualité des services sera dure à maintenir, notamment envers les petites écoles. On a déjà de la misère à avoir des spécialistes comme les orthopédagogues. Ils vont être appelés à donner le maximum de temps là où il y a le plus d'élèves.»

M. Murray craint pour les petites écoles à Bedford, Farnham et Cowansville, par exemple. «Elles auront peut-être moins d'attention», dit-il.

Économies

Quant aux économies possibles, il n'en voit pas. «Peut-être un ou deux postes de directeur général et de président, mais c'est tout. Les frais de voyagement, le temps, tout sera augmenté.» Peut-être y aura-t-il moins de commissaires, mais là aussi les gains seront minimes.

«Je ne suis pas contre le principe d'économiser en éducation, dit le président d'Eastern Townships. Mais c'est mal conçu, par des fonctionnaires qui ne connaissent pas les opérations internes. Il n'y a presque pas de bureaucratie, ici. Nos frais d'administration ne représentent que 4,5% de notre masse salariale.»

Il estime qu'Eastern Townships est victime des critiques virulentes de francophones à propos de leurs commissions scolaires, alors que les organismes anglophones ne recevaient pas autant de critiques.

Devant le fait quasi accompli, Michael Murray se préoccupe des employés du siège social, à Magog, maintenant confrontés à un avenir incertain. «Ils doivent continuer à travailler, même dans l'incertitude», dit-il. Il ignore s'il se présentera comme président de la future entité.

En tout, le nombre de commissions scolaires au Québec doit passer de 72 à 46. Une décision finale sera prise après les Fêtes.

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