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Surplus anticipé d'élèves aux écoles Saint-Vincent et Jean XXIII : l'agrandissement des deux écoles privilégié

Dimanche, près de 200 Césairois ont manifesté en... (photo archives La Voix de l'Est)

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Dimanche, près de 200 Césairois ont manifesté en faveur de l'agrandissement de leur école.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) La mobilisation de parents de Saint-Césaire et d'Ange-Gardien a porté ses fruits: la commission scolaire des Hautes-Rivières (CSDHR) a adopté, mardi en soirée, une résolution pour couper la poire en deux. Elle demandera ainsi au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) la permission d'agrandir les écoles Saint-Vincent et Jean XXIII, afin d'éviter que les élèves en surplus de l'une ne se retrouvent chez l'autre en 2018-2019.

«Compte tenu des besoins des deux municipalités, on a fait un amendement sur la proposition du 22 septembre dans laquelle on demandait [la construction d']une nouvelle école pour plutôt faire agrandir les deux écoles», a fait savoir la présidente de la CSDHR, Andrée Bouchard.

Les projets d'agrandissement, qui comprennent aussi la mise à niveau des établissements, permettraient l'ajout de dix classes à Saint-Vincent et de six autres à Jean XXIII, incluant les services connexes aux élèves.

Considérant que «le gouvernement tient compte des besoins des communautés», Mme Bouchard se dit confiante d'obtenir une réponse positive de la part du ministère.

Prudent, le maire de Saint-Césaire, Guy Benjamin, ne veut toutefois pas crier victoire trop rapidement. «Ça ne veut pas dire que le ministère va accepter», prévient-il d'emblée.

Néanmoins, ont affirmé séparément Mme Bouchard et Yan Verhoef, président du conseil d'établissement de l'école St-Vincent, le ministère aurait déjà appuyé le projet de façon officieuse.

M. Verhoef, qui était présent à la séance de mardi soir, s'est dit ravi de la décision de la commission scolaire et compte travailler pour obtenir gain de cause. «Les enfants pourront continuer d'aller à l'école près de chez eux. [...]Avec les commissaires et la Ville, on va monter un projet pour avoir une demande d'appui au MELS, pour être sûrs qu'il sache ce qu'on veut et pourquoi on le veut», a-t-il fait savoir.

Vitesse grand V

Une fois la demande déposée, le tout pourrait débouler assez rapidement, a-t-on appris, puisqu'on souhaite que les nouvelles classes accueillent les élèves en août 2016. «C'était urgent parce qu'on sait qu'une fois que la demande arrive au ministère, elle est transférée au Conseil du Trésor», indique Mme Bouchard.

Québec devrait informer la commission scolaire de sa réponse cet hiver, en février ou en mars.

À partir de ce moment-là, la CSDHR dispose de six mois pour commencer les travaux. Elle s'attend donc à ce que les terrains nécessaires à l'agrandissement des écoles soient disponibles au plus tard le 1er juin prochain.

Des coûts inégaux

En entrevue téléphonique hier, la présidente de la commission scolaire n'a pas été en mesure de chiffrer le coût des travaux d'agrandissement dans les deux écoles. Elle affirme toutefois qu'il est probable que cela soit plus cher que de construire une seule école. «Mais une nouvelle école, ça aurait impliqué des coûts en transport pour les élèves», rappelle la présidente.

Les coûts diffèreront aussi pour les municipalités d'Ange-Gardien et de Saint-Césaire. Alors que la première disposait déjà d'un terrain pour accueillir une nouvelle école, la deuxième devra exproprier de huit à douze résidences, comme elle l'avait annoncé plus tôt cette semaine. Une opération d'environ quatre millions de dollars qui offrira 20 000 mètres carrés d'espace pour les nouvelles classes.

Pour y parvenir, trois scénarios sont envisagés. Quelques «petites choses» restent à fignoler, ajoute l'élu, qui s'est fait avare de détails tant qu'il n'a pas informé les citoyens de la suite des choses. «Il faudra d'abord déterminer quelles maisons cibler et comment on va procéder ensuite», précise M. Benjamin.

Le maire a également spécifié que bien que la mesure n'est pas encore entérinée, les frais d'expropriation seraient probablement financés par un règlement d'emprunt, qui ferait en conséquence gonfler le compte de taxes de tous les Césairois.

Rappelons que du côté d'Ange-Gardien, un terrain était déjà prévu en vue d'accueillir une nouvelle école.

Le maire, Yvan Pinsonneault, n'avait pas rappelé La Voix de l'Est, hier en fin de journée.

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