Avenir du CLD : les maires de Brome-Missisquoi poursuivent leur réflexion

Le préfet de la MRC Brome-Missisquoi, Arthur Fauteux.... (photo Janick Marois, archives La Voix de l'Est)

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Le préfet de la MRC Brome-Missisquoi, Arthur Fauteux.

photo Janick Marois, archives La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) La MRC Brome-Missisquoi continuera d'investir dans son développement économique. Reste à déterminer si elle conservera son Centre local de développement pour le faire ou si une autre entité s'en chargera.

L'avenir du CLD Brome-Missisquoi sera au coeur des discussions des maires de la MRC jusqu'à mercredi prochain, jour où ils adopteront leur budget 2015. Hier soir, lors d'une séance à huis clos en marge de leur assemblée publique, ils en ont longuement débattu.

Dans son pacte fiscal transitoire annoncé en octobre, le gouvernement libéral a imposé des compressions financières de 60 % aux 120 CLD du Québec. La mesure a pour effet de réduire de 252 859 $ la subvention versée au CLD Brome-Missisquoi.

Ce manque à gagner s'ajoute aux 42 500 $ éliminés cet été par le ministère de l'Économie de l'Innovation et des Exportations. Des 424 973 $ obtenus du MEIE en 2014, le CLD Brome-Missisquoi n'en recevra que 172 114 $ en 2015.

Les maires se remettent à peine de cette autre ponction financière de Québec, reconnaît le préfet de la MRC, Arthur Fauteux. La frustration passée, dit-il, il est temps de «trouver des solutions.» «Il va y avoir de l'argent pour le développement économique et pour aider nos entreprises. On ne va pas se retirer de tout ça», assure-t-il.

Quelques structures sont à l'étude pour poursuivre le travail, a dit M. Fauteux. Dont celle du CLD, a-t-il précisé. «On va se faire une tête rapidement», a-t-il ajouté.

Le conseil des maires doit profiter de la réduction du financement gouvernemental des CLD pour se libérer de son étau, pense pour sa part le maire de Farnham, Josef Hüsler. Le gouvernement impose des façons de faire au monde municipal, explique-t-il, sans tenir compte de ses particularités. Il donne l'exemple du pacte fiscal et de la politique sur la ruralité qui contraignent les municipalités et les MRC à embaucher du personnel. Ces services pourraient être rendus autrement, dit-il.

«Les ministères et le gouvernement sont trop loin de nous. C'est mieux qu'on décide nous-mêmes de ce qu'on veut faire, comment on doit s'organiser et comment on veut atteindre nos buts que de se faire dire comment le faire», a-t-il commenté en entrevue hier.

«Trouver des moyens»

Contrairement à d'autres MRC au Québec, celle de Brome-Missisquoi investit un montant considérable dans son CLD. Cette année, elle lui a versé 1 026 500 $ pour l'aider dans ses missions de développement économique et de soutien à l'entrepreneuriat. L'organisme compte 16 employés, dont 13 à plein temps.

La MRC ne compensera pas les compressions du MDEIE en augmentant les quotes-parts de ses municipalités, souligne M. Fauteux. Elle devra trouver «des moyens» de poursuivre son développement économique avec les sommes déjà consacrées. «Ça a un gros impact sur notre budget, mais on va faire avec.»

Chose certaine, la MRC ne se retirera pas pour laisser cette responsabilité à chacune des municipalités. Une telle option est à écarter, affirme le préfet. «Ça serait un recul pour les municipalités. Aujourd'hui, c'est très complexe, l'économie. On doit travailler ensemble avec des gens qui s'y connaissent pour bien répondre à toutes les demandes et aux besoins de nos entreprises et des gens d'affaires. On est mieux de rester ensemble. La totalité est plus importante que la somme des parties», a-t-il dit, paraphrasant Aristote.

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