Agression sexuelle d'une mineure : «J'ai dit non, mais ils ont continué»

Richar Piscoya et Jesus George Quipe Carhuallanque... (photos La Voix de l'Est)

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Richar Piscoya et Jesus George Quipe Carhuallanque

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) C'est avec beaucoup d'aplomb qu'une jeune femme a décrit comment, selon sa version, elle a été abusée par deux hommes alors qu'elle n'avait que 14 ans.

Il y a cinq ans, Amélie (nom fictif) avait abandonné l'école et mêlait drogues, oisiveté et rencontres précipitées. Un soir de décembre, elle accepte de suivre deux hommes dans un appartement de Granby. L'adolescente avait rencontré l'un d'eux la veille, par l'entremise d'un réseau social.

Les accusés Richar Piscoya et Jesus George Quipe Carhuallanque avaient 34 et 28 ans. Après avoir discuté et bu un peu d'alcool, le trio passe à la chambre sous prétexte «qu'on ne pouvait pas faire de bruit dans le salon», a témoigné la plaignante, hier, au palais de justice.

Ils écoutent de la musique et regardent des vidéos sur internet. Un des hommes caresse les seins de la jeune fille et tente de lui enlever son chandail. Elle le repousse, mais sans succès. «J'ai tassé sa main, mais il a recommencé. J'ai dit non, mais ils ont continué.» Ils lui enlèvent tous ses vêtements.

«J'ai figé, car j'ai vu qu'ils n'arrêtaient pas», a répondu Amélie aux questions de la Couronne, représentée par Me Karyne Goulet. Toujours selon ses dires, les deux hommes, qui se disent cousins, l'ont violée à tour de rôle. «Je ne voulais plus bouger, plus rien faire. Je me suis mise à pleurer.» Ils l'ont ensuite reconduite chez elle.

Le lendemain matin, c'était la veille de Noël. La jeune fille demande à son père: «Si quelqu'un veut coucher avec toi et que tu ne veux pas, c'est quoi?». «Un viol», lui répond-il. Elle fond en larmes. Après avoir supprimé son compte Facebook, elle passe la journée au poste de police afin de porter plainte.

Vie dissolue

En contre-interrogatoire, Me Gunar Dubé et Me Eddy Ménard ont fait ressortir que la plaignante menait un style de vie dissolu et rencontrait à l'occasion des inconnus via internet. La défense a aussi semblé douter de sa crédibilité en général et qu'elle ait indiqué son âge aux accusés.

MM. Piscoya et Quipe Carhuallanque, qui se faisaient respectivement appeler «Rick» et «Tony Montana», font chacun face à une accusation d'agression sexuelle armée.

Le Code criminel prévoit que c'est cette accusation qui s'applique lorsque le crime est commis avec une autre personne.

Ils sont passibles d'un emprisonnement maximal de 14 ans et ont plaidé non coupables.

Les audiences dans cette cause se poursuivent jusqu'à jeudi devant la juge Hélène Fabi, de la Cour du Québec.

 

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