L'ABC du métier: des jeunes du secondaire s'initient au rôle d'entrepreneur

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Les étudiants du programme Jeunes entreprises ont eu droit à des conseils de pros hier dans le cadre de la première édition de la Journée des entrepreneurs.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Emballer un cadeau les poings liés à ceux de coéquipiers n'est pas chose aisée. Fabriquer une carte de Noël non plus. Ces deux activités étaient pourtant organisées dans le cadre de la première Journée des entrepreneurs, hier, à l'école du Verbe Divin.

Dix-sept entreprises étudiantes ont été présentées aux parents et aux gens d'affaires au début de la journée organisée par J'entreprends la Relève Haute-Yamaska (Jeunes entreprises). C'est à cette occasion que le concours d'emballage de cadeaux a eu lieu. La difficulté résidait dans la position des participants. Chacun était attaché à l'autre par les poignets, si bien que le travail d'équipe et la communication étaient de mise. «L'objectif était de leur apprendre à se parler, explique Karine Cotnoir, directrice générale de J'entreprends la relève Haute-Yamaska. Ils doivent se parler, sinon ça ne marche pas. On s'est bien marrés!»

Environ 80 élèves ont participé à ces activités et une cinquantaine sont restés pour la présentation animée en après-midi par des gens d'affaires de la région. Les élèves y assistaient selon leur rôle dans l'entreprise, que ce soit comme président ou responsable des ressources humaines, du marketing, des finances, de la production ou des technologies de l'information. Les hommes et femmes d'affaires ont donné un maximum d'outils à ces jeunes de secondaire quatre et cinq qui découvrent l'entrepreneuriat.

Un projet de A à Z

Que ce soit à l'intérieur du programme scolaire ou en activité parascolaire, les jeunes qui s'inscrivent au programme Jeunes entreprises doivent mener leur projet du début à la fin. Ils pensent d'abord au produit ou service qu'ils veulent offrir et qui répondra à un besoin. Puis ils établissent leur plan d'affaires, construisent un démo, présentent leur plan devant 250 personnes, fabriquent et vendent leur produit. Ils doivent également présenter les états financiers de leur entreprise et payer des frais d'activité, au même titre qu'une compagnie paie des factures. L'année se termine avec un rapport financier et un rapport aux actionnaires. «Le but, c'est de maximiser l'expérience, note Mme Cotnoir. Ils réussissent à réaliser des choses extraordinaires!»

Elle souhaite également que les jeunes développent les valeurs entrepreneuriales qui leur permettront de mieux performer dans le milieu des affaires, que ce soit comme chef d'entreprise ou employé.

À Granby, l'école du Verbe Divin compte quatre entreprises jeunesses, l'école de la Haute-Ville en a six, le collège Mont-Sacré-Coeur et Joseph-Hermas-Leclerc, deux chacune. À Waterloo, l'école Wilfrid-Léger en abrite deux, et Massey-Vanier, de Cowansville, une.

Vingt-sept conseillers s'impliquent bénévolement auprès de ces 17 équipes, dont 147 élèves font partie. «On est en croissance exponentielle depuis l'an passé», commente Karine Cotnoir.

Système D

Les conseillers, qu'il s'agisse des gens du milieu des affaires ou d'anciens élèves de ce programme, donnent un minimum de deux heures par semaine pour aider les entreprises jeunesse. C'est le cas de Dominic Côté, directeur général de Publicité Malga, et de Réal Brosseau, propriétaire de Réparations SOS lift et du Royaume du steak. Pour tous les deux, il s'agit d'une première expérience. Leur rôle est «de guider les jeunes, de répondre à leurs questions, de les challenger», expose M. Côté.

Déjà, l'entreprise qu'il parraine a connu des embûches. Et il a pu réaliser à quel point les jeunes entrepreneurs sont débrouillards.

Ainsi, Productions South Style, de l'école secondaire J-H-Leclerc, produira des longboards. Cependant, au moment de fabriquer leur première planche, après avoir acheté tout le matériel nécessaire et épuisé une bonne partie de leur budget, ils ont réalisé que la presse détenue par un des membres de l'équipe ne fonctionnait plus. «Ils se sont retroussé les manches et ont trouvé une solution.» Une presse a été trouvée et empruntée.

L'entreprise où M. Brosseau intervient connaît un autre genre de difficulté. Portec, qui conceptualisera des portes-écouteurs, accuse une semaine de retard sur les autres en raison d'un problème d'inscription. Le matériel pour fabriquer l'objet, qui empêchera les fils d'écouteurs de s'entremêler, sera choisi cette semaine et la fabrication pourra commencer du même coup. M. Brosseau cumule déjà de l'expérience comme mentor auprès de son neveu et comme conseiller bénévole pour de gens de son entourage. «J'aime ça, travailler avec des jeunes», commente-t-il. Ces derniers lui ont d'ailleurs permis de découvrir l'imprimante 3D.

Marc-Antoine Papineau, 17 ans, et Chad Lebeau, 18 ans, remettent les pieds dans une école secondaire cette année en tant que conseillers. Les deux jeunes hommes étudient au Cégep de Granby en gestion de commerce et explorent maintenant l'envers du décor, puisqu'ils se trouvaient à la place de ces 147 jeunes l'an dernier. L'expérience a permis à Marc-Antoine Papineau de confirmer son choix de carrière. De son côté, Chad Lebeau hésite de plus en plus à poursuivre ses démarches pour être admis en techniques policières, s'étant découvert un nouvel intérêt.

Comme les jeunes participants étaient en classe au moment du passage de La Voix de l'Est, nous avons préféré ne pas leur parler pour ne pas nuire à leur concentration.

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