Choix d'une école primaire à Saint-Césaire ou Ange-Gardien: des parents en colère

Stéphanie Baillargeon du conseil d'établissement devant l'école St-Vincent... (photo Alain Dion)

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Stéphanie Baillargeon du conseil d'établissement devant l'école St-Vincent de Saint-Césaire.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) Environ 170 élèves de Saint-Césaire pourraient devoir fréquenter l'école primaire d'Ange-Gardien si aucun terrain n'est disponible pour y bâtir une nouvelle école.

Selon le président du conseil d'établissement de l'école St-Vincent de Saint-Césaire, Yan Verhoef, il est minuit moins une dans ce dossier. L'établissement scolaire fonctionne presque à sa pleine capacité en ce moment, ce qui rendra impossible l'intégration des 175 nouveaux enfants prévus par la commission scolaire des Hautes-Rivières d'ici 2018-2019, explique-t-il.

Le hic, c'est que l'agrandissement de l'école existante n'est pas possible. «On ne peut pas construire un étage de plus, car la capacité portante n'est pas suffisante. Et pour agrandir la superficie, ça oblige la Ville à faire des expropriations dont les coûts sont énormes», résume M. Verhoef.

Ces coûts, confirme le maire Guy Benjamin, pourraient en effet atteindre 4 millions$, car la superficie exigée pour agrandir serait de 20 000 mètres carrés.

Quant à la construction d'une nouvelle école, elle semble d'emblée écartée, car aucun terrain ne le permet à l'heure actuelle.

Par ailleurs, le maire précise que les informations voulant que le terrain de l'ancien aréna soit ignoré au profit d'un nouvel hôtel de ville sont complètement fausses. «Ce n'est même pas un projet! Ce qu'on aimerait, c'est construire le nouvel aréna au même endroit.»

M. Benjamin et ses collègues n'en démordent pas: la solution réside dans l'agrandissement de la polyvalente P.G. Ostiguy, qui permettrait d'accueillir des élèves de 4e, 5e et 6e années du primaire. «Ce qui est primordial pour nous, c'est de garder nos élèves chez nous. Et on a là l'espace pour le faire. Ce concept existe ailleurs.»

«Même si ça existe, ce n'est pas recommandé, laisse toutefois tomber la présidente de la commission scolaire, Andrée Bouchard. Et si un jour, on doit agrandir P.G.O., on n'aura plus de place. On repousse le problème.»

Ange-Gardien aussi

Mme Bouchard rappelle que toute cette histoire implique aussi le village d'Ange-Gardien, situé à une dizaine de kilomètres de là, et où les prévisions démographiques font état de 75 enfants de plus d'ici 2018-2019. «En septembre dernier, la commission scolaire a déposé une demande au ministère pour une nouvelle école de 12 classes primaires et 2 classes préscolaires, car on voulait être "dans la pile". Mais on a demandé une période de grâce, car Ange-Gardien possédait un terrain pour la construire, alors que Saint-Césaire - l'option la plus logique - n'en avait pas.»

En discutant avec les maires des deux municipalités, il s'est par la suite avéré que l'agrandissement des deux écoles primaires serait plus approprié que la construction d'une seule nouvelle, pour ne pas déraciner les élèves de leur milieu. «De façon informelle, au ministère, on nous a dit que ça pourrait être envisagé», glisse Andrée Bouchard.

Celle-ci ne cache pas qu'il s'agit d'une situation difficile. Saint-Césaire, dit-elle, aurait dû prévoir un terrain pour ce genre de situation, mais elle ne l'a pas fait.

«Ce n'est pas une guerre de clochers, mais vous comprenez qu'on prêche pour notre paroisse. En raison du nombre d'élèves, le plus logique serait de construire à Saint-Césaire», affirme pour sa part Yan Verhoef. «Transférer un enfant, c'est l'enfer. Imaginez 170! Il y a chez nous des parents qui travaillent à Rougemont et qui devront aller chercher leurs enfants à Ange-Gardien matin et soir.»

Délai

C'est donc à ce mardi 18 novembre qu'a été fixée la date limite pour que la commission scolaire des Hautes-Rivières précise au ministère dans quelle municipalité elle souhaite ériger la nouvelle école, advenant le cas où l'option des agrandissements ne serait pas retenue. «On attend une résolution ferme de Saint-Césaire quant à un terrain. Nous voulons prendre la meilleure décision possible dans le meilleur intérêt des élèves», laisse entendre la présidente de la commission scolaire.

Une rencontre d'informations devait avoir lieu hier soir entre les élus césairois et quelques parents membres du conseil d'établissement de St-Vincent.

Manifestation dimanche

Pour ne pas que le dossier demeure lettre morte auprès du conseil municipal, et pour faire connaître la situation, des parents de Saint-Césaire descendront dans la rue, demain. La manifestation se mettra en branle à 10 h 30 sur le terrain de l'aréna pour se terminer devant l'hôtel de ville. Sur Facebook, la page «Nouvelle école St-Césaire» créée jeudi soir convie la population à se joindre à la manifestation.

Parallèlement à cette marche, un second mouvement s'organise aux quatre coins de la municipalité invitant les parents à apposer sur leur résidence des pancartes à vendre, agrémentées du slogan «Pas d'école, on décolle». Membre du conseil d'établissement de l'école St-Vincent, Stéphanie Baillargeon n'a pas hésité à l'afficher bien en vue chez elle. «Et j'en ai commandé plusieurs de grand format pour la marche de dimanche», dit-elle. Mme Baillargeon y attend une cinquantaine de parents accompagnés de leurs enfants.

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