À l'école de l'écoconduite

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Après environ une heure de théorie, les élèves du cours d'écoconduite ont pu mettre en pratique les nouvelles notions apprises sur des simulateurs électroniques de conduite.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Les quelque 230 employés de la Ville de Granby qui utilisent un véhicule dans le cadre de leur travail ont été initiés aux rudiments de l'écoconduite. Le but recherché? Diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la Ville et, par ricochet, la consommation de carburant. Autre effet non négligeable: les économies d'essence annuelles ainsi anticipées sont de 44 000$.

La Voix de l'Est s'est mêlée cette semaine à un groupe d'employés de la Ville pour participer à la formation d'une heure et demie offerte par le Centre de formation en transport de Charlesbourg.

D'entrée de jeu, le formateur, Yves Boulianne, a précisé que l'écoconduite n'est pas un nouveau phénomène. «Ça a toujours existé. Avant, on parlait peut-être plus de conduite économique», a-t-il souligné.

Reste qu'il est plus que jamais prouvé, dit cet ancien camionneur, que l'application de quelques principes de base a un effet immédiat sur la consommation d'essence (réduction de 5 à 30 %), les frais d'entretien des véhicules, la qualité de vie des conducteurs et la sécurité routière.

Quelques principes de l'écoconduite? Savoir décélérer sans freiner, anticiper les ralentissements, choisir la route la plus fluide et augmenter l'intervalle de suivi entre les véhicules. Certains conducteurs mettent déjà ces notions en pratique, mais plusieurs autres, non. Et à ceux qui ont peur d'être en retard s'ils ne mettent pas la pédale au fond du tapis, Yves Boulianne assure qu'il a été démontré qu'ils n'arriveront pas plus vite à destination que s'ils pratiquent l'écoconduite.

Démonstration

Après environ une heure de théorie, les élèves du cours d'écoconduite ont pu mettre en pratique les nouvelles notions apprises sur des simulateurs électroniques de conduite. Au volant d'un camion 10 roues virtuel, ils ont pu chiffrer les économies de carburant réalisées - celles-ci atteignant parfois jusqu'à 50 % -, par exemple s'ils réduisent leur vitesse entre deux arrêts rapprochés ou décélèrent graduellement au lieu de freiner à la dernière minute. Et bien souvent, ça ne prenait pas plus de temps pour se déplacer du point A au point B avec l'écoconduite.

Le conseiller municipal responsable des dossiers environnementaux, Jean-Luc Nappert, est dans le lot des employés formés. Il a grandement apprécié l'expérience. Selon lui, en partant des principes appris, il pourrait même être intéressant de «repenser l'aménagement urbain, notamment des nouveaux quartiers, au cours des prochaines années».

Le coordonnateur en environnement, Serge Drolet, souligne qu'il en a coûté 10 637$ à la Ville pour offrir cette formation aux employés, dont les policiers et autres représentants des travaux publics, des services techniques et du service d'urbanisme, notamment. Avec des économies annuelles anticipées de 44 000$ en réduisant la consommation de carburant de 5 à 10 %, le jeu en vaut la chandelle, calcule-t-il. Un suivi sera effectué sur la consommation d'essence et des rappels seront servis aux employés, souligne Serge Drolet.

Selon lui, les employés des villes de Sherbrooke et de Trois-Rivières entre autres ont également été formés à l'écoconduite. Et il en a résulté des «économies appréciables», dit-il.

Réduction des GES

Le coordonnateur en environnement à la Ville précise que le cours d'écoconduite est l'une des actions prises dans la foulée de l'adoption du plan d'action pour la réduction des GES à la Ville. Selon un inventaire réalisé en 2009, il a été établi que les véhicules municipaux sont responsables de 44 % des GES produits par la Ville.

Avec la réduction de consommation de carburant prévue, les émissions de GES devraient être réduites de 91 tonnes de CO2 équivalent. «Cette baisse de 1,25 % nous permettra d'atteindre dès maintenant la moitié de notre cible corporative de 2,5 %», se réjouit Serge Drolet.

«C'est un bel exemple qu'environnement et économies vont de pair. Et par un simple changement d'habitudes. C'est une preuve que des petits gestes peuvent faire la différence», fait valoir M. Drolet.

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