Le marché immobilier sur la pente ascendante à Granby

Le nombre de maisons vendues est en hausse,... (photo Janick Marois)

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Le nombre de maisons vendues est en hausse, une première depuis plus de deux ans, malgré un ralentissement du marché pour les condos.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le marché de l'immobilier va bien dans l'agglomération de Granby et se porte même mieux qu'ailleurs au Québec, en général. Le nombre de ventes a augmenté pour le deuxième trimestre consécutif, mais il s'agit, pour le Québec, d'une première hausse en plus de deux ans. Bémol pour les courtiers, les acheteurs ayant un fort pouvoir de négociation, les délais de ventes sont longs, surtout pour les condos.

L'agglomération de Granby, qui comprend les municipalités de Saint-Alphonse-de-Granby, Saint-Paul-d'Abbotsford, Bromont et Granby, a vu ses ventes de résidences grimper de 16 % entre juillet et septembre, atteignant 158 ventes, comparativement à la même période en 2013. Il y a toutefois moins d'inscriptions de nouvelles résidences à vendre sur le territoire pour pareille période.

En tout, 120 maisons unifamiliales ont été vendues, ce qui représente une augmentation de 10 % par rapport au troisième trimestre de 2013, 26 condos ont trouvé un acheteur et 10 plex ont changé de mains.

«L'équipe Forand-Denis, on ne peut pas se plaindre, commente Nicolas Forand, courtier immobilier avec Proprio Direct. On vend beaucoup de maisons usagées, c'est un peu plus tranquille au niveau des maisons neuves», analyse-t-il. Il estime conclure une à deux transactions par semaine. «On n'a pas eu un beau printemps. Ça a bougé beaucoup depuis fin septembre. Ça augure bien pour 2015!»

Marie Dubois, de Groupe Sutton, était elle aussi optimiste pour la prochaine année et soulagée des derniers chiffres. «C'est vrai qu'au dernier trimestre on a enregistré plus de ventes», observe-t-elle pour le secteur qu'elle couvre, soit Bromont, Shefford et Lac-Brome, où le marché est tout autre. «Granby, c'est un marché bien particulier, explique Mme Dubois. Ce sont des maisons de 250 000$ et moins qui sont transigées.» Le prix des maisons de son secteur varie davantage. Depuis janvier, une douzaine de maisons d'une valeur d'au-delà de 600 000$ auraient été vendues.

«On est loin d'être dans une crise immobilière, figure la courtière. Je me prépare pour un printemps très fort. Tous ces gens qui vendent vont vouloir acheter.» Des couples qui se séparent veulent souvent racheter chacun une résidence et de jeunes couples peuvent chercher plus grand, donne-t-elle en exemple.

Les acheteurs ont le beau jeu

Avec l'augmentation du nombre de résidences qui se retrouvent sur le marché, les taux d'intérêt qui ont atteint un nouveau creux, soit à 4,79 %, les acheteurs ont le beau jeu. Ils ont plus de choix et peuvent donc se permettre de négocier plus ardemment. La tendance s'est inversée depuis 2013, après une dizaine d'années où les vendeurs avaient le pouvoir de négociation.

Par conséquent, le délai avant la vente d'une résidence se prolonge. Dans l'agglomération de Granby, il faut en moyenne 137 jours pour vendre une maison unifamiliale, ce qui représente une augmentation de 9 %. L'impact est plus important pour les condos. L'enthousiasme ralentit, si bien que les délais de vente sont en hausse de 55 % et atteignent une moyenne de 205 jours.

Mme Dubois constate qu'effectivement, «le marché est lent», selon ce qu'elle et ses collègues courtiers observent. «Les propriétés qui autrefois se vendaient dans un délai de 3  mois, là ça prend 6 mois, 1 an avant que ça se vende.»

La moyenne provinciale est de 115 jours, toutes catégories d'habitations confondues.

Les prix s'ajustent

«La progression du prix médian des unifamiliales au troisième trimestre de 2014 est la plus forte en près de cinq ans dans l'agglomération de Granby», a noté Paul Cardinal, directeur du service Analyse du marché de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ), lors du dépôt des statistiques du troisième trimestre de 2014, établies avec les données provinciales de Centris.

Le prix médian des maisons unifamiliales a bondi de 15 % à Granby lors du dernier trimestre, après une légère hausse de 1 % d'avril à juin, et atteint 215 000$.

Selon Nicolas Forand, il s'agit simplement d'un ajustement, alors que les prix étaient très abordables. Il croit tout de même que la région accueillera de plus en plus de gens de l'extérieur, intéressés par la qualité des infrastructures et des activités offertes dans la région. À cela s'ajoutent le taux de criminalité qui ne rivalise pas avec la région métropolitaine et les prix qui sont toujours accessibles, qui représentent un atout pour les nouveaux arrivants.

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