Une fondation pour handicapés tentant d'y participer se fait dire non

Manon Gauvin souhaite que la fondation Un souffle... (photo Alain Dion)

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Manon Gauvin souhaite que la fondation Un souffle et des ailes, qu'elle a confondée afin de dôter la région d'une ressource d'hébergement permanent pour les jeunes adultes polyhandicapés, comme son fils Anthony, participe au Grand défilé de Noël. Mais tout semble indiquer que c'est peine perdue.

photo Alain Dion

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La mère d'un jeune adulte polyhandicapé veut faire connaître la fondation qu'elle a créée il y a un an en participant au Grand défilé de Noël à Granby. À huit jours de l'événement, la cofondatrice de la fondation Un souffle et des ailes, Manon Gauvin, n'a pas perdu espoir. Mais tout semble indiquer que c'est peine perdue.

Hier, la directrice générale par intérim de l'organisme Commerce et tourisme Granby et région, Sylvie Vandal, a affirmé qu'il est «minuit moins cinq». L'organisme chapeaute la tenue du défilé, prévu le 22 novembre, à 16 h 30. Pour cette année, il est trop tard, a-t-elle affirmé.

Mme Vandal précise que l'organisation du défilé est confiée à l'Agence Lion de Granby. Et celle-ci est tenue de respecter des «critères de qualité et d'esthétisme». Dans cette optique, «tous les chars allégoriques sont fabriqués par l'Agence Lion en collaboration avec des artistes locaux afin de respecter la thématique du défilé et garder le fil conducteur afin de soutenir la féérie tout au long du défilé. Ces normes ont, depuis la relance du défilé, été garantes du succès récurrent de cette superbe activité», précise Sylvie Vandal.

Autre point important, ajoute la dg par intérim, tous ceux qui participent au défilé y contribuent, que ce soit en services, en argent ou en animation.

Cause

Manon Gauvin s'est malgré tout présentée au micro, lors de la dernière séance du conseil municipal, en début de semaine, afin de sensibiliser les élus à sa cause. Son souhait est que la fondation Un souffle et des ailes, créée afin de doter la région d'une ressource d'hébergement permanent pour les jeunes adultes polyhandicapés, fasse partie du défilé pour se faire connaître, mais aussi pour permettre à des jeunes en fauteuils roulants de participer à l'événement festif.

Manon Gauvin, dont un des fils, Anthony, 23 ans, est polyhandicapé, dit avoir entrepris des démarches le printemps dernier afin que la fondation puisse participer au défilé. Mais la réponse a tardé à venir. Lundi, elle a tenté de convaincre les élus d'intercéder en faveur de sa cause.

Comme la fondation Un souffle et des ailes souhaite conserver ses ressources financières pour son projet de construction d'une maison pour personnes polyhandicapés, elle a entrepris elle-même, avec l'aide de commanditaires et de bénévoles, de construire un char allégorique, où six jeunes déguisés en lutins prendraient place. Ce qui va toutefois à l'encontre des normes des organisateurs. 

L'autre hic, a soulevé le maire Pascal Bonin, lundi soir, c'est qu'une réponse positive à la fondation Un souffle et des ailes pourrait ouvrir la porte à d'autres organismes. «Est-ce qu'il y a une connexion à faire entre les organismes et la parade du père Noël», s'interroge-t-il. Comme les élus n'ont pas d'autres rencontres prévues avant la tenue du défilé, ils ne pourront donc pas se pencher sur la question à court terme, a dit le maire hier.

Visibilité

Manon Gauvin, engagée avec Catia Di Carlo dans cette aventure, fait des pieds et des mains afin de faire connaître Un souffle et des ailes. La fondation a un objectif financier de 500 000 $ à atteindre pour construire une ressource d'hébergement qui pourrait accueillir huit jeunes polyhandicapés dont les parents n'ont plus la capacité de les maintenir à domicile, en plus d'offrir deux places d'hébergement de répit.

«Il y a un trou de services pour les personnes de 21 à 50 ans. À l'heure actuelle, il faut les envoyer dans un centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Et ceux qui le font, c'est à contrecoeur», dit Manon Gauvin.

Sylvie Vandal de Commerce et tourisme affirme que la décision du comité organisateur du défilé n'est pas un désaveu envers la cause de Mme Gauvin. En contrepartie, il lui aurait été proposé de se joindre au défilé de nuit de la Fête des mascottes. 

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