Conversion de l'église Notre-Dame : les subventions d'abord, les détails ensuite

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Tous les détails concernant la transformation de la nef de l'église Notre-Dame en salle multifonctionnelle n'ont pas encore été établis. Pour l'heure, il importe d'abord de s'assurer du financement du projet de conversion de l'église, estiment le maire de Granby, Pascal Bonin, et le directeur général du Cégep, Sylvain Lambert.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) À l'origine d'une pétition pour la sauvegarde de l'église Notre-Dame, Éliette Jenneau s'inquiète de ne pas connaître les détails de la transformation de la nef du lieu de culte en salle multifonctionnelle. Mais les responsables du projet de conversion de l'endroit affirment qu'il y a d'autres enjeux plus importants pour le moment.

«Mme Jenneau devrait être plus inquiète de savoir si on va avoir des subventions parce que si ce n'est pas le cas, on devra décider entre démolir l'immeuble ou investir plusieurs millions$, au-delà de 10 millions$, juste pour le maintenir», a laissé tomber le maire Pascal Bonin.

La Ville de Granby travaille depuis plusieurs mois de concert avec le Cégep de Granby sur un projet qui vise la transformation de la plus vieille église catholique de Granby en institut technologique. Ce dernier, qui accueillerait les programmes de technologie de l'électronique industrielle, technique de génie industriel ainsi que celle de génie mécanique, pourrait se déployer dans le sous-sol et la sacristie de même que dans un nouveau bâtiment qui serait construit à la place du presbytère.

La nef, elle, deviendrait une salle multifonctionnelle au bénéfice de la population. Le député de Granby, François Bonnardel, est aussi engagé dans ce projet dont les coûts oscillent entre 12 et 15 millions$.

Le directeur général du Cégep, Sylvain Lambert, et le directeur général de la Ville, Michel Pinault, ont rencontré un conseiller politique du ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, il y a environ deux semaines, pour lui présenter le projet. «Il semblait ouvert, mais on connaît la situation économique... On devrait avoir un retour sous peu. Et tant qu'on n'a pas de réponse, on reste dans le rêve», fait pour sa part valoir Sylvain Lambert.

Préoccupée

Éliette Jenneau, qui milite pour l'établissement d'une salle de concert dans la nef, craint toutefois pour la préservation du patrimoine de l'église. Lors de la séance du conseil municipal, en début de semaine, l'ex-conseillère municipale a voulu savoir quel type d'activités seront exercées dans la salle multifonctionnelle et ce qui adviendra des bancs d'église. Les réponses du maire Bonin ne l'ont pas rassurée, a-t-elle affirmé au lendemain de la séance publique.

Oui, il y aura des événements culturels, mais il pourrait aussi y avoir des événements sportifs, compatibles avec l'endroit et en lien avec de «saines habitudes de vie», comme des cours de yoga, a avancé le maire. Et, selon lui, il semble peu probable que les bancs soient conservés, car ils ne permettent pas une utilisation optimale de l'espace. Le maire privilégierait des pièces de mobilier plus mobiles.

Éliette Jenneau est attristée de la situation. «Je sens que les décisions sont prises sans que la population ait été consultée», dit celle qui a amassé une pétition de 1778 signatures en faveur d'une salle de concert dans l'ex-lieu de culte.

Pas tout décidé

Le dg du Cégep précise cependant que les «fins détails» du projet n'ont pas été complétés. «Je peux comprendre que Mme Jenneau souhaite que la nef ait d'abord une vocation culturelle. Je suis d'accord avec ça, mais pas exclusivement. Quelles seront les multifonctions de la salle? On le saura au fur et à mesure que le projet va avancer», dit-il.

«C'est clair qu'on ne jouera pas au basket ni au ballon dans la nef, mais je pense que des activités plus douces pourraient être tenues là. Mais où tirer la ligne? C'est dans le déploiement de tout ça que les détails vont s'écrire», estime Sylvain Lambert.

Ce dernier assure que le patrimoine et la beauté de l'endroit seront conservés. «Mais est-ce qu'on va garder jusqu'au dernier banc? Ça risque de limiter l'usage des lieux», avance M. Lambert.

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