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Au boulot à vélo : Marc Simard fait le trajet Saint-Césaire/Saint-Hyacinthe deux fois par jour

7h30 du matin. Bien équipé et chaudement vêtu,... (photo Alain Dion)

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7h30 du matin. Bien équipé et chaudement vêtu, Marc Simard quitte son domicile de Saint-Césaire en direction de Saint-Hyacinthe où il travaille. Il fera le même trajet en sens inverse une fois le soleil couché.

photo Alain Dion

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) Beau temps, mauvais temps, été comme hiver, Marc Simard enfourche son vélo pour se rendre au travail et en revenir. Banale comme idée? Pas quand on sait que l'homme habite à Saint-Césaire et travaille à Saint-Hyacinthe, pédalant assidûment 55 kilomètres par jour.

Il a adopté cette habitude il y a trois ans et demi... après s'être vu sur une photo. «J'avais 35 ans. Quand je me suis aperçu, ça m'a donné un choc. Je n'étais vraiment pas en forme, j'étais gros, je fumais, je faisais de la haute pression. Le gros kit!», lance-t-il.

Cette image de lui a été l'élément déclencheur d'une sérieuse prise de conscience et surtout de l'urgence de prendre soin de sa santé. Graduellement, il a troqué sa voiture pour la bicyclette. «Chaque barrière est tombée une après l'autre.»

Aujourd'hui, à 39 ans - et plus léger d'une soixantaine de livres -, le Césairois est en grande forme.

Et se véhiculer à vélo est devenu pour lui un véritable mode de vie, qui lui permet de combiner l'exercice physique au pratico-pratique. Au lieu de fréquenter un centre de conditionnement physique après ses journées de travail, il s'entraîne matin et soir à vélo.

«Quand j'ai un bon vent de dos, ça me prend 55 minutes, mais quand j'ai le vent dans le visage, c'est plus 1 h 30.» On pourrait croire que de telles journées sont épuisantes pour M. Simard, qui travaille chez un concessionnaire automobile. C'est tout le contraire. «Ça me donne de l'énergie!»

Pour profiter de longs week-ends, notre homme travaille quatre jours par semaine. Des journées allongées - de 9 h à 20 h - qui finissent après le coucher du soleil. À la noirceur donc.

«Je sais que les risques sont là, mais je préfère ne pas trop y penser et y aller quand même. Je ne me sens pas menacé; les automobilistes sont courtois», dit-il, en précisant qu'il possède tout l'équipement nécessaire à sa protection: casque, bandes réfléchissantes, clignotants, tout y est. «Et je respecte le Code de la route.»

«Je suis chanceux, il ne m'est jamais rien arrivé, poursuit-il. Ah non, c'est faux, j'ai fait une chute une fois, parce que j'admirais la pleine lune!»

Voilà en effet l'un des nombreux avantages que lui procurent ces randonnées à vélo: la beauté du ciel nocturne, quand il roule au son de sa musique. «Je porte seulement un écouteur. L'autre oreille est toujours libre pour bien entendre la circulation.» Et peu importe le rythme qu'il choisit d'écouter, ses jambes battent leur propre mesure, à une vitesse de croisière moyenne de 30 km/heure, toujours selon la force et la direction du vent.

Il aime même pédaler sous la pluie. Encore là, tout est une question d'équipement. «Avec de bons vêtements, c'est agréable. Et puis, en été, la pluie, ça rafraîchit.»

Même en hiver

Quand l'hiver se pointe, Marc Simard ne déclare pas forfait. Il choisit un vélo à pneus cloutés et s'habille en conséquence. C'est la clé. «Je dirais que je voyage à vélo environ 50% du temps en saison hivernale. Je ne roule pas si la neige est trop abondante ou si le mercure descend à moins que -25°C.»

Bref, il a développé une passion pour le vélo. Il possède maintenant plusieurs bécanes qu'il entretient lui-même avec minutie. Et comme si ses allers-retours en semaine n'étaient pas suffisants, il lui arrive bien souvent de sauter sur son vélo durant ses congés.

Au-delà du bien-être physique que ce sport lui apporte, il avoue que sa tête en profite aussi grandement. Comme une zone tampon entre la maison et le travail. «C'est une vraie thérapie. Quand on roule, on se vide l'esprit. Après une "ride", le méchant est sorti!»

Quand on le qualifie d'oiseau rare, il tique un peu. «Je m'en rends compte un peu plus dernièrement, car on m'en parle plus. Mais tout le monde peut faire ce que je fais. Ce qui est plus particulier, c'est peut-être d'arriver à maintenir une discipline...»

Il n'a d'ailleurs aucune intention d'abandonner sa bonne habitude. «Je vais continuer tant que le corps va suivre. D'autant plus que la route que j'emprunte est propice à ça.»

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