Ajout d'un nouveau secteur: le tiers des quartiers de Granby est blanc

Les élus de Granby ont donné leur aval... (photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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Les élus de Granby ont donné leur aval lundi soir à l'ajout du secteur délimité à l'ouest par le chemin de la Grande-Ligne, à l'est par le boulevard David-Bouchard, au sud par le rang Viens et au nord, par les limites de Sainte-Cécile-de-Milton, dans le lot des quartiers blancs.

photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La nouvelle version hybride des quartiers blancs, mise à l'essai l'an dernier, a porté ses fruits, si bien qu'un nouveau secteur de la ville, qui couvre environ 60 km, s'ajoutera aux quelque 120 km répartis sur le territoire où le sel de déglaçage est banni. Les quartiers blancs occupent désormais plus du tiers - 36 % plus précisément - des 500 km de rues entretenues par la Ville, a souligné le conseiller municipal responsable des travaux publics, Éric Duchesneau.

Les élus de Granby ont donné leur aval lundi soir, lors de la dernière séance du conseil municipal, à l'ajout du secteur délimité à l'ouest par le chemin de la Grande-Ligne, à l'est par le boulevard David-Bouchard, au sud par le rang Viens et au nord, par les limites de Sainte-Cécile-de-Milton, dans le lot des quartiers blancs.

«Ça va demander une adaptation des résidants, surtout la première année. Mais le secteur est plus plat, ça devrait causer moins de problèmes», a avancé le maire Pascal Bonin.

Selon lui, la formule appliquée l'hiver dernier sera de nouveau mise de l'avant, c'est-à-dire que dans certains secteurs, les rues qualifiées «d'artères» ou de «collectrices» sont traitées au sel. Cette mesure a été mise à l'essai pour répondre aux plaintes et doléances de certains citoyens concernant les notions de sécurité.

Dans le nouveau secteur, la rue Cowie, le chemin de la Grande-Ligne (de Cowie à la route 112), le chemin René et une partie de la rue Bernard (entre le boulevard Industriel et la rue Cowie) font figure d'artères ou de collectrices.

Exemple

L'épandage d'abrasif (les petites pierres) remplace le sel de déglaçage dans les quartiers blancs. Cette mesure s'inscrit dans un souci environnemental de la Ville. Celle-ci souhaite ainsi réduire la quantité de sel répandue dans l'environnement afin de protéger les milieux humides, comme le lac Boivin, et, du même coup, préserver les secteurs où les gens sont alimentés en eau par un puits. Il aurait aussi été démontré que le sel a des effets nocifs sur les infrastructures urbaines, tels l'asphalte et les trottoirs.

Les premiers quartiers blancs ont fait leur apparition à Granby en 2010. Ils se sont développés rapidement, mais la Ville avait mis la pédale douce sur leur multiplication au cours des dernières années, car elle cherchait une façon de réutiliser les petites pierres récupérées au printemps par les balais de rues. Force est toutefois de constater que les quartiers blancs ont de nouveau le vent dans les voiles.

Présent le mois dernier au forum «La rivière au coeur de nos villes», tenu à Drummondville, le conseiller Jean-Luc Nappert affirme que l'exemple de la ville de Granby avec ses quartiers blancs suscite de l'intérêt.

Le coordonnateur en environnement de la Ville, Serge Drolet, a d'ailleurs prononcé une conférence à ce forum sur les «actions concertées pour améliorer l'eau du lac Boivin». La réduction de l'utilisation du sel de déglaçage figure dans le lot des actions déployées, note Jean-Luc Nappert.  

«Ce ne sont pas toutes les villes qui ont des quartiers blancs. Et Granby n'est pas la seule. Mais on entend beaucoup parler de ce qu'on fait. Nous sommes proactifs et c'est tant mieux. On va voir si on peut aller plus loin», a dit hier M. Nappert.

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