Taux de taxe à Granby : une hausse de 3 %

Lui aussi «déçu» de la hausse annoncée, le... (photo Janick Marois)

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Lui aussi «déçu» de la hausse annoncée, le maire Pascal Bonin a notamment justifié sa nouvelle position par le fait qu'un nouveau complexe aquatique devra être construit.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Gelé à 0,80 $ par tranche de 100 $ d'évaluation depuis 2001, le taux de la taxe foncière grimpera de 3 % en 2015, a annoncé hier soir le maire Pascal Bonin dans le cadre de son discours sur la situation financière de la Ville. Et cela, même si ça l'oblige à revenir sur un engagement électoral, a-t-il reconnu.

En fait, c'est un nouveau «cadre financier» que le maire a proposé à la population. «Nous souhaitons mettre un terme aux fortes augmentations de votre compte de taxes des dernières années alors que le dépôt du rôle aux trois ans se traduisait par des augmentations moyennes de 21 %», a exposé M. Bonin.

«Nous prévoyons donc plutôt une augmentation annuelle de 3 % du taux de taxe, ce qui se traduit pour la maison moyenne (évaluée à 222 000 $) à 2,4 % du montant du compte de taxes, soit 53 $ par année durant les trois prochaines années», a détaillé le maire.

Le taux grimpera ainsi à 0,824 $ par tranche de 100 $ d'évaluation. Et cette augmentation moyenne de 2,4 % permettra d'engranger 1,6 million$ de plus annuellement dans les coffres de la Ville, a affirmé Pascal Bonin. «Avec 1,6 million$, on fait un kilomètre de rue», a-t-il précisé. Détail: les taxes de services, elles, demeurent gelées.

Le dépôt du prochain rôle d'évaluation, qui doit entrer en vigueur en 2016, devrait se traduire par une hausse de 8 %. Mais cette hausse sera «absorbée» par la Ville, a dit le maire Bonin. Et il entend démontrer, lors du dépôt du budget le 15 décembre prochain, avec moult tableaux et informations, que la Ville et les citoyens seront ainsi «gagnants-gagnants».

Promesse non tenue

Une citoyenne, Jeannine Lacasse, s'est toutefois chargée de rafraîchir la mémoire du maire hier soir au sujet de la promesse qu'il avait faite en campagne électorale de geler le compte de taxes. Elle lui a aussi fait part de sa déception. «Votre programme n'a pas duré longtemps. (...) C'est le refrain de beaucoup de politiciens. Je m'attendais à mieux de vous. Je pensais que vous teniez parole», a-t-elle laissé tomber.

Lui aussi «déçu», le maire Bonin a notamment justifié sa nouvelle position par le fait qu'un nouveau complexe aquatique devra être construit. Il s'agit d'un projet de plus de 30 millions$ qui était inconnu de l'administration municipale il y a un an, a-t-il souligné. Seul le maire en place à l'époque, Richard Goulet, était au courant, affirme-t-il.

Aussi, il faut y voir là un changement de philosophie, dit-il. «Avant, on était habitués d'emprunter 10 millions$ par année pour faire l'épicerie», fait valoir le maire. Dorénavant, les travaux courants seront payés comptant.

Selon lui, les dépenses de fonctionnement de la Ville augmentaient par ailleurs d'environ 5 % par année, mais cette hausse sera limitée à 4 %, du moins pour les trois prochaines années.

Un autre citoyen, Edmond Perreault, a toutefois jugé la hausse de taxe annoncée hier soir «plus que raisonnable» dans les circonstances.

Surplus de 1,1 million$

Également dans le cadre de son discours sur la situation financière de la Ville, Pascal Bonin a précisé qu'en date du 15 octobre 2014, la Ville prévoit terminer l'année avec un surplus de 1,1 million$.

La dette, elle, diminue. Elle devrait être de 80,5 millions$ au 31 décembre 2014, comparativement à 82,9 millions$ en 2013.

Les récentes compressions de 300 millions$ imposées aux municipalités se traduiront finalement par une perte d'environ 1 million$ pour la Ville, a affirmé Pascal Bonin. Mais celle-ci sera épongée à même les surplus, a-t-il précisé.

Comme d'autres l'ont fait au cours des derniers jours, le maire a vivement dénoncé ces nouvelles coupes aux municipalités. Et il a du même souffle plaidé afin que les villes puissent conserver leurs surplus - «La Loi interdit aux villes de faire des déficits», a-t-il précisé - qui font office de «fonds d'investissement». «On fait des projets avec ça. On a 16 millions$ de surplus non réservés à ce jour. Mais on a des besoins pour 300 millions$» de projets identifiés à long terme dans la Ville, a relevé Pascal Bonin.

 

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