Travaux de 3 M $ au Camp Garagona

Le président de la Fondation Butters, le Dr... (photo Alain Dion)

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Le président de la Fondation Butters, le Dr William Barakett, le ministre de l'Agriculture, Pêcheries et de l'Alimentation et député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, de même que le président de l'association Garagona, Guy Gilbert, étaient des plus heureux de visiter le chantier du camp fondé en 1969, dont les installations sont en voie d'être reconstruites.

photo Alain Dion

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Frelighsburg) Si le temps était frisquet à l'extérieur, ceux qui s'étaient rassemblés, hier, devant le Camp Garagona à Frelighsburg avaient chaud au coeur. Bon nombre d'acteurs impliqués de près ou de loin dans les activités du camp destiné à une clientèle aux prises avec des déficiences intellectuelles ou physiques ont pu visiter le chantier où sera bientôt construit le nouveau pavillon principal au coût de 2 994 000 $.

Du lot, notons le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation et député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, le président de l'Association Garagona, Guy Gilbert, de même que le président de la Fondation Butters, le Dr William Barakett, qui étaient des plus heureux de voir l'avenir du camp fondé en 1969 assuré.

«On vient d'entrer dans la perpétuité. La vocation du camp est perpétuelle, et j'espère que les accomplissements le seront aussi», a affirmé M. Gilbert.

«Tout le monde a travaillé fort, rappelle pour sa part le ministre Paradis. Aujourd'hui [hier], on visite un chantier qui va bénéficier à une population qu'on oublie trop souvent.»

Rappelons qu'en décembre 2013, la Fondation Butters est devenue un partenaire d'importance du camp et s'est chargée de chapeauter les travaux et d'obtenir le financement pour les réaliser. L'établissement pourra ainsi répondre aux différentes exigences qui lui sont imposées et poursuivre ses activités.

Ouvert à l'année

Les travaux, entamés le 6 octobre dernier par la firme AXIM Construction, vont bon train. Trois bâtiments totalisant 4500 pieds carrés ont été démolis pour ne faire place qu'à un seul d'une superficie de 12 000 pieds carrés. Ce faisant, le camp pourra opérer l'année durant, explique le directeur général Nicholas Brien. «Tout va être regroupé au même endroit: l'hébergement, les salles de bain, la cafétéria, l'infirmerie et les espaces thérapeutiques, dit-il. On n'aura plus à sortir dehors pour aller d'un bâtiment à l'autre.»

L'offre du camp artistique sera aussi élargie pour mieux convenir à une clientèle diagnostiquée avec un trouble du spectre de l'autisme. Des chambres individuelles seront construites pour répondre aux besoins particuliers de ces futurs pensionnaires.

«Le service de jour va grandir, poursuit M. Brien, précisant que le camp accueille 450 pensionnaires durant l'été. Notre capacité va passer de 12 à 50 personnes pour le reste de l'année.»

Présent pour la visite, le maire de Frelighsburg, Jacques Ducharme, s'est montré ravi de la tournure des événements. «Ça fait longtemps que c'était dû. C'est beaucoup de travail, reconnaît-il. Je suis content de voir les dominos tomber dans le bon ordre.»

Phase deux

Le projet totalisant 2 994 000 $ a été financé à hauteur de 750 000 $ par le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire. La somme restante a été amassée par la Fondation Butters grâce à la générosité de nombreux donateurs.

«Lever des fonds a été dur, mais on rencontre des gens extrêmement généreux», note le Dr Barakett, en faisant référence aux familles Rossy, Bombardier et McConnell, qui à elles trois ont fait don de 650 000 $.

Les travaux, qui devraient être terminés autour de la mi-avril pour permettre l'accueil des pensionnaires le 20 juin, ne constituent que la phase un du projet de revitalisation. Une seconde phase devrait par la suite permettre la construction d'un centre des arts, un investissement estimé à 600 000 $. «Il faut faire sortir les talents, alors on continue de cogner aux portes», promet le Dr Barakett.

Et Québec pourrait à nouveau contribuer. «Je suis de ceux qui pensent que quand tu as un projet qui en vaut la peine, il y a toujours quelque chose, même quand les coffres de l'État sont fermés pratiquement à double tour, indique M. Paradis. Le gouvernement se doit quand même de démontrer qu'il a le coeur à la bonne place.»

Les travaux, entamés le 6 octobre dernier, vont bon train. Trois bâtiments totalisant 4500 pieds carrés ont été démolis pour ne faire place qu'à un seul d'une superficie de 12 000 pieds carrés. Ce faisant, le camp pourra opérer l'année durant.

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