Jugé coupable du meurtre de Joseph Gobeille: prison à vie pour Christian Bertrand

Christian Bertrand écope d'une peine de prison à... (Illustration Serge Paquette)

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Christian Bertrand écope d'une peine de prison à vie après avoir été déclaré coupable de meurtre au premier degré, hier.

Illustration Serge Paquette

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Christian Bertrand a été déclaré coupable du meurtre au premier degré de Joseph Gobeille, hier en fin d'après-midi. Le juge de la Cour supérieure lui a imposé une sentence de prison à perpétuité sans possibilité de libération avant 25 ans.

Les membres du jury, cinq femmes et sept hommes, étaient séquestrés depuis mercredi, 16 h 30. Ils devaient déterminer hors de tout doute raisonnable et à l'unanimité si l'accusé de 51 ans était criminellement responsable de la mort de son ancien parent d'accueil.

La Défense avait reconnu que le Montréalais avait battu à mort sa victime à coups de barre de fer, mais plaidait qu'il était non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux.  Il est trop tôt pour dire si la Défense ira en appel, indique l'un des avocats de Christian Bertrand, Me Jean-Marc Bénard. «On est surpris du verdict, on ne s'attendait pas à ça», a-t-il toutefois commenté.

Trois ans après le meurtre, survenu le 21 septembre 2011, une vingtaine de témoins ont défilé pendant les douze jours du procès.

Prémédité

Les témoignages ont permis de comprendre que Bertrand en voulait à sa victime, qui l'avait battu et humilié dans sa jeunesse, quand il y était logé.

Quatre jours avant le meurtre, Bertrand avait rencontré son ancien «frère» de la famille d'accueil, Mario Lafrance, dans un salon de quilles à Cowansville. Il lui a avoué qu'il était là pour le tuer parce qu'il le tenait en partie responsable des sévices subis. Après que M. Lafrance lui ait fait comprendre qu'il avait, lui aussi, été frappé par son père d'accueil, Bertrand a changé d'avis et l'a quitté avec une accolade.

Le 21 septembre 2011, il s'est rendu au domicile de Joseph Gobeille, à Farnham, et avait attendu qu'ilsorte. C'est sur le perron qu'il est passé à l'acte.

Selon la logeuse de M. Gobeille, Nicole Beauregard, Bertrand s'est présenté comme étant un enfant que le vieillard avait gardé. Mme Beauregard a laissé les deux hommes discuter sur la galerie. Elle a raconté, devant le jury, avoir vu à travers la vitre le reflet de trois mouvements. Elle a retrouvé la victime affaissée sur une chaise, une plaie sur le côté de la tête.

Dans son témoignage, le meurtrier a décrit avoir des trous de mémoire sur ce qui s'est passé. «Au loin, je vois sa maison. Je le vois qui sort sur sa galerie. (...) C'est signe qu'il faut que j'aille le voir. Je lui dis: bonjour M. Gobeille, savez-vous c'est quoi ça? C'est pour vous donner des petits coups sur la tête. Puis, je vois des formes blanches. Je suis dans la rue. J'entends pépère!»

La victime octogénaire a succombé à ses blessures à l'hôpital.

Santé mentale

La santé mentale de l'accusé a été au coeur des étapes judiciaires. Selon la Défense, Bertrand était hanté par les sévices de son enfance et il souffre de troubles de la personnalité limite et narcissique. Peu avant les événements, il venait de réaliser que son arrêt de travail arrivait à sa fin et il refusait de retourner au travail, ce qui mettait son emploi en péril.

De son côté, la Couronne a fait valoir que Bertrand avait fait plusieurs recherches, au fil des ans, pour retrouver M. Gobeille et que le coffre de sa voiture contenait plusieurs équipements pouvant servir à blesser quelqu'un.

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