Un premier «Café mortel» organisé au Cégep de Granby

Un premier «Café mortel» - ouvert à toute... (photo Janick Marois)

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Un premier «Café mortel» - ouvert à toute la population - sera organisé au Cégep de Granby, dans le cadre d'un cours de philosophie, par Alex Vachon, Steve Pivin, Sophie Bessette, Vicky Patsavos et leur professeur Rémi Robert.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Discuter de la mort et de deuil autour d'un café et de petits gâteaux est un phénomène qui gagne en popularité un peu partout sur la planète. Et Granby ne sera pas en reste. Un groupe d'étudiants du Cégep de Granby tiendra un premier «Café mortel» le jeudi 13 novembre, de 18h à 21h, au café étudiant. La population est invitée à y participer.

C'est dans le cadre du cours de philosophie «Regard critique sur la mort», dispensé par Rémi Robert, que le quatuor d'étudiants formé de Vicky Patsavos, Sophie Bessette, Steve Pivin et Alex Vachon tiendra cet événement inusité.

La démarche du groupe s'inspire du phénomène des «Death cafes» qui se multiplient en Europe, mais aussi en Asie, en Australie et en Amérique du Nord depuis le début des années 1990. Ces rencontres éphémères accueillent des gens qui ne se connaissent pas d'emblée, mais qui, l'espace de quelques heures, partagent leurs expériences, leurs craintes, leurs peurs et leurs visions de la mort, a expliqué un des étudiants à l'origine de l'initiative, réalisée dans le cadre d'un projet de fin de session, Alex Vachon.

La rencontre n'est pas réservée qu'aux personnes endeuillées, ni ne fait office de groupe de soutien. Il s'agit plus d'un groupe de discussion. «On souhaite parler de la mort philosophiquement. On veut qu'il y ait une interaction entre les gens, des discussions ouvertes», ajoute Alex Vachon. Mais si une personne préfère écouter, c'est tout aussi bien, disent les étudiants aux horizons divers. Deux d'entre eux étudient en technique d'éducation spécialisée, une autre en technique infirmière et un autre en sciences humaines profil individu.

Tabou

C'est l'enseignant Rémi Robert qui a lancé l'idée d'organiser un «Café mortel». Et il se réjouit qu'un groupe d'étudiants ait saisi la balle au bond et fasse preuve «d'audace». «Il faut accepter de parler de la mort, même si c'est un sujet inconfortable, tabou. (...) Le réflexe est de s'isoler, alors qu'il faut communiquer», dit M. Robert.

Les organisateurs de la rencontre ont pris leur tâche au sérieux. Ils précisent que cela se déroulera «dans le respect» et «sans jugement». L'un d'entre eux agira comme modérateur. Les étudiants ont prévu une courte présentation vidéo et des lectures. Des références à des organismes d'aide seront fournies au besoin. Un psychologue sera sur place. Rémi Robert préparera pour sa part les traditionnels «cup cakes» qui accompagnent ces événements.

Les organisateurs pourraient se mêler aux discussions et y aller de leurs propres deuils. Deuils qui peuvent prendre différentes formes: d'un être cher, de capacités physiques, de rêves, font-ils remarquer.

S'il n'en tient qu'à eux, le «Café mortel» du 13 novembre sera le premier d'une série à Granby. L'enseignant Rémi Robert souligne que ce projet s'inscrit par ailleurs dans «une volonté de prendre le Cégep et de le mettre au coeur de la communauté».

Comme les places sont limitées, il est recommandé de confirmer sa présence au 450-372-6614, poste 1184, ou à rerobert@cegepgranby.qc.ca.

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