Agressions sexuelles et entrave à la justice : Donald Rajotte déclaré coupable

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La version de l'accusé de 37 ans a été qualifée d'«invraisemblable» par le juge.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Saint-Hyacinthe) «Le tribunal ne croit pas l'accusé et la preuve en défense ne soulève pas de doute.»

Avec ces mots, le juge Gilles Charpentier, de la Cour du Québec, a scellé le sort de Donald Rajotte, hier, au palais de justice de Saint-Hyacinthe. L'homme de 37 ans d'Acton Vale a été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur une mineure et d'entrave à la justice. Il s'expose à plusieurs années de prison.

Sa version a été qualifiée d'«invraisemblable» et n'a pas convaincu, tandis que le témoignage de la victime, une fillette de 11 ans au début des faits reprochés, est apparu nettement plus crédible.

«Elle comporte certaines contradictions, mais les enfants ne sont pas toujours en mesure de relater des événements précis», a indiqué le juge en citant une jurisprudence. «Ces imprécisions n'ont pas entaché la force probante de son témoignage.»

Le juge Charpentier a aussi souligné que les preuves matérielles contre l'accusé étaient nombreuses et éloquentes, notamment les traces de son ADN retrouvées à 17 endroits. Un gamin a aussi été témoin d'une des agressions. L'accusé niait tout en bloc et alléguait qu'il s'agissait d'un coup monté. Cette défense «apparaît bien mince», a dit le juge Charpentier.

Poursuite

Selon la preuve, M. Rajotte a agressé sa jeune victime avec violence, de 2008 à 2011 et plusieurs fois par mois. Après l'avoir déshabillée et couchée, il se frottait contre elle jusqu'à éjaculation. Il l'enjoignait ensuite au silence pardes récompenses et des avertissements du type «c'est qui le plus fort?».

Quand le pot aux roses fut révélé, en mai 2011, l'accusé décrit comme «contrôlant, agressif et jaloux» a tenté d'empêcher une proche de la victime de se rendre au poste de police en la pourchassant en voiture. Il lui a ensuite offert 20 000$ afin qu'elle retire sa plainte, avant d'y aller de promesses et de menaces. C'est pour ces gestes qu'une accusation d'entrave à la justice a été retenue contre lui.

«Pas de bon sens!»

M. Rajotte est resté stoïque à l'audition de son verdict, mais une de ses proches a quitté bruyamment la salle d'audience en éclatant en sanglots. Un homme qui l'accompagnait s'est de son côté exclamé «ça n'a pas de bon sens!» à l'extérieur de la salle de cour. Quant à la famille de la victime, elle n'a pas souhaité commenter le jugement.

Les parties doivent revenir en cour le 4 février pour la suite des procédures judiciaires. Me  Magali Bernier, de la Couronne, et Me Jean-François Chénard, à la défense, ont demandé un rapport présentenciel et sexologique de l'accusé. M. Rajotte demeure en liberté en attendant sa sentence. Il n'avait pas d'antécédent judiciaire.

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