Course à la chefferie du PQ : Martine Ouellet courtise la région

La candidate à la chefferie du PQ, Martine... (photo Julie Catudal)

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La candidate à la chefferie du PQ, Martine Ouellet, était de passage à Granby dans le cadre d'un «6 à 8», hier, pour obtenir l'appui de membres du parti de la région et discuter avec les souverainistes d'ici.

photo Julie Catudal

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) La députée de Vachon et candidate à la chefferie du Parti québécois (PQ), Martine Ouellet, était de passage à la microbrasserie granbyenne Le Grimoire, hier soir. L'événement, orchestré par des membres du PQ et d'Option nationale, avait pour objectif de lui permettre de rencontrer des militants des deux organisations politiques souverainistes.

Martine Ouellet a décidé de joindre l'utile à l'agréable en sillonnant les régions du Québec afin de préparer son bulletin de mise en candidature. «Ce que je fais, c'est la modernisation des assemblées de cuisine! a-t-elle lancé en riant. C'est convivial. On parle entre autres de souveraineté, autant que de redressement de nos finances publiques et d'améliorer l'inéquité sociale. Je suis là pour présenter ma vision, mais aussi pour écouter. Cette campagne de course à la chefferie est une très belle occasion pour le PQ de se renouveler. On en a besoin.»

Rappelons que l'ex-ministre des Ressources naturelles doit notamment amasser les signatures de 2000 membres du parti provenant de neuf régions pour officialiser le tout.

Appui de partisans d'Option nationale

Par ailleurs, plusieurs membres d'Option nationale ont ouvertement appuyé la candidature de Mme Ouellet. Jocelyn Beaudoin, ex-candidat de cette formation politique aux deux dernières élections dans Granby, a activement participé à l'organisation du «6 à 8» d'hier.

Il dit toutefois vouloir demeurer neutre dans la campagne. «Je ne veux pas prendre position ouvertement dans la course à la chefferie, a-t-il insisté. L'idée, c'est d'avoir tous les chefs de partis pour parler d'indépendance, de créer des débats. On est tous des frères d'armes après tout.»

Il avoue néanmoins que Mme Ouellet amène «du renouveau». «Elle a un discours très assumé. Je trouve ça intéressant parce que ça fait différent de ce qu'on entend de la part de Jean-François Lisée et de Bernard Drainville», a-t-il affirmé.

Polarisation

Avec l'entrée en scène possible de Pierre Karl Péladeau dans la course comme sixième candidat, une polarisation des idéologies se dessine au sein des aspirants à la tête du PQ.

Qu'en pense Martine Ouellet?

«Avec l'ensemble des candidats qui se présentent, il y a plusieurs points sur lesquels on se rejoint. J'ai une vision qui se rapproche de Pierre Karl Péladeau en termes de développement économique. Sur d'autres, on l'est moins, a concédé celle qui a définitivement une vision de gauche, alors que son opposant semble à l'opposé du spectre. Mais c'est la différence qui va permettre de lancer un débat. Pour les militants, c'est une bonne chose qu'il y ait de la diversité pour qu'ils puissent faire un choix.»

Chose certaine, la politicienne ne cache pas sa ferveur souverainiste, tout comme le député de Saint-Jérôme.

D'ailleurs, elle croit que le PQ devra se faire plus inclusif pour arriver à devenir un pays.

«Je pense qu'il faut que le parti arrête de soustraire et additionne des forces. Il faut s'ouvrir aux jeunes, aux communautés culturelles et à l'ensemble du mouvement souverainiste indépendantiste. On n'a plus de temps à perdre. Le statu quo, ce n'est pas une option.» Martine Ouellet se dit par ailleurs en faveur d'un référendum rapide sur la souveraineté du Québec dans l'éventualité d'une élection du PQ.

Coupures

Les récentes coupures annoncées par le gouvernement Couillard sont loin de faire l'unanimité.

La députée péquiste est d'avis que les suppressions à venir, notamment dans les Centres de la petite enfance (CPE) avec l'abolition des tarifs uniques, sont totalement injustifiées et feront reculer le Québec à plusieurs niveaux.

«Les CPE, c'est un modèle unique mis en place par le PQ dans les années 1990. C'est un réseau qui a fait ses preuves et qui a permis à 70 000 femmes de retourner sur le marché du travail, ce qui a généré 5,1 milliards au niveau du PIB québécois, a-t-elle fait remarquer. Les augmentations qui sont annoncées vont créer des inégalités. Ça va aussi ouvrir la porte à la privatisation. En campagne électorale, ils (les libéraux) ont promis un gel des tarifs aux Québécois. Ils ne sont donc pas légitimes de faire ça parce qu'ils n'ont jamais eu ce mandat de la part de la population.»

Et les coupes dans les Centres locaux de développement (CLD) dans tout ça?

«Je pense que les coupes dans les CLD vont nuire au développement économique, entre autres dans des villes comme Granby. Les Bombardiers de ce monde ont commencé dans leur garage et les CLD jouent un rôle très important auprès d'eux. Le gouvernement veut démanteler tout ça pour centraliser (les pouvoirs). C'est insensé comme décision. Ça sème l'incertitude et ça va faire perdre de nouveaux entrepreneurs.»

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