Procès de Christian Bertrand : le jury est séquestré

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Le jury doit maintenant déterminer le verdict à imposer à l'accusé.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Après 12 jours de procès et une vingtaine de témoins, le sort de Christian Bertrand est désormais entre les mains du jury.

Depuis hier après-midi, les jurés - cinq femmes et sept hommes - sont séquestrés jusqu'à ce qu'ils parviennent à un verdict unanime. M. Bertrand est accusé du meurtre prémédité de Joseph Gobeille, un retraité battu avec une barre de fer devant son domicile de Farnham, le 21 septembre 2011.

Selon ce qui a été présenté devant le tribunal, le Montréalais de 51 ans en voulait à son ancien parent d'accueil de l'avoir battu et humilié dans sa jeunesse.

La défense, représentée par Me Jean-Marc Bénard et Me Jean-Pierre Gagnon, a reconnu le geste posé par M. Bertrand, mais a plaidé qu'il ne pouvait être reconnu criminellement responsable pour cause de troubles mentaux. Elle a aussi soutenu que le technicien en assainissement des eaux n'avait pas prémédité son geste.

Mais pour Me Claude Robitaille, de la Couronne, l'accusé a dûment planifié son crime et ses troubles de la personnalité limite et narcissique ne justifient pas une défense de troubles mentaux.

Directives

Le juge Gaétan Dumas a expliqué au jury comment il doit procéder et quelles sont les possibilités de verdict. S'il écarte la défense de troubles mentaux, il doit trouver l'accusé coupable de meurtre au 1er degré (avec préméditation et intention de tuer), de meurtre au 2e degré (sans préméditation) ou d'homicide involontaire coupable (sans préméditation ni intention).

Comme le veulent les règles de droit criminel, une déclaration de culpabilité devra toutefois se faire hors de tout doute raisonnable. «C'est à la poursuite de déclarer l'accusé coupable, a dit le juge. Il n'a pas à prouver quoi que ce soit. Vous devez examiner toute la preuve et rendre votre décision sans préjugé, crainte ou sympathie.»

Le magistrat a terminé ses directives en enjoignant le jury à ne pas se préoccuper des conséquences de sa décision.

Sentence

Si Christian Bertrand est déclaré coupable, les avocats et le juge de la Cour supérieure détermineront la sentence à lui imposer. Dans le cas d'une condamnation pour meurtre au 1er degré, la peine minimale est la prison à perpétuité.

Vêtu d'un complet olivâtre, l'accusé a, comme à son habitude, assisté calmement à l'audience, hier.

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