Élections scolaires: Guy Vincent maintient le cap

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Le président sortant du conseil des commissaires de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs, Guy Vincent.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) «Ça va bien», lance d'emblée Guy Vincent quand on lui demande comment se déroule sa campagne. Le président sortant du conseil des commissaires de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs est confiant de remporter son élection, lui qui a «à coeur de finir quelque chose qu'il a commencé».

Comme il l'a déjà annoncé en début de campagne, M. Vincent souhaite augmenter de 6% le taux de diplomation des élèves avant l'âge de vingt ans, tout en augmentant les inscriptions à la formation professionnelle. «C'est tout aussi important que le cégep ou l'université, affirme-t-il. Ça permet de sauver des jeunes du décrochage.»

Commissaire depuis 2003, et élu président par le conseil d'administration en 2007, M. Vincent est fier du bilan qu'il dresse de son mandat, notamment parce que «le virage majeur» amorcé sous sa gouverne aurait «contribué à augmenter la diplomation de 5% en secondaire V et de 11% en formation préparatoire au travail». Des résultats qu'il compte améliorer en visant un taux de réussite de 84% d'ici 2020.

Le maintien de l'école Curé-A.-Petit, la réouverture de l'école Saint-Benoit, le maintien des écoliers brighamois à l'école Saint-Vincent-Ferrier, la construction des écoles Eurêka et des Bâtisseurs, de même que l'agrandissement des écoles La Chantignole, Saint-Bernard et Saint-André figurent aussi sur la liste de réalisations revendiquées par le président sortant.

Tisser des liens

Pour Guy Vincent, le rôle du président du conseil des commissaires est d'établir des ponts entre la commission scolaire et les autres acteurs de la communauté. «J'aime beaucoup l'expression africaine qui dit que ça prend un village pour élever un enfant. C'est tout à fait vrai», note-t-il.

En ce sens, le candidat souhaite poursuivre les partenariats établis avec les municipalités de la région et qui ont permis la mise en place d'un planchodrome à Waterloo et de terrains de soccer synthétiques à Granby et à Bromont. Des discussions seraient en cours pour en installer un à Farnham, précise M. Vincent.

Par ailleurs, une troisième demande de financement vient d'être adressée au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) pour doter l'école Saint-Romuald d'un nouveau gymnase. Une réponse est attendue d'ici le 15 décembre.

Des pourparlers auraient aussi lieu entre la commission scolaire et la municipalité de Shefford pour soumettre au MELS, l'an prochain, une demande pour un projet commun qui inclurait une nouvelle école, une salle communautaire et une coopérative de santé.

Enfin, le président sortant aimerait transformer les écoles de Bedford et de Saint-Armand en écoles multiarts. «Beaucoup de comédiens, musiciens et réalisateurs de films résident dans ces arrondissements et seraient heureux de s'associer à un tel projet», affirme-t-il.

M. Vincent se targue également d'avoir créé un partenariat avec les CPE et les Centres de santé et services sociaux de la région pour favoriser l'apprentissage de la lecture chez les 0-5 ans.

Les entreprises ne sont pas en reste. Des alliances entre elles et la commission scolaire permettront d'instaurer des méthodes d'apprentissage en milieu de travail, croit l'aspirant à la présidence.

Relations de travail houleuses

Tout en louangeant le travail des 1622 enseignants de la commission scolaire, M. Vincent reconnaît que les relations de travail au Val-des-Cerfs sont houleuses.

Il reproche au président du syndicat des enseignants, Éric Bédard, de détourner l'attention des réalisations positives de la commission scolaire, pour la porter sur les conflits qui la divisent. «Jamais il ne fait référence au travail des enseignants qui [...] se dévouent avec passion et compétence à la réussite des élèves, clame le candidat. Vous savez, je me demande de qui et pour qui il défend des intérêts avec tant d'acharnement.»

Une rencontre pourrait-elle être organisée après l'élection pour repartir à neuf? Le président sortant demeure évasif. «J'aimerais améliorer nos relations, mais les deux parties doivent s'y mettre.»

Faire sortir le vote

Dans le dernier sprint de la campagne, M. Vincent espère que les citoyens se rendront aux urnes. Il juge «affreux» le faible taux de participation au vote par anticipation de dimanche (1,37%), qu'il explique en partie par l'élection par acclamation de la moitié des commissaires. «Bien que ce soit six personnes que j'appuie, elles n'ont pas eu à aller sur le terrain faire campagne. Ça n'incite pas les gens à aller voter», reconnaît-il.

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