Un trophée qui a du panache

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Grâce à son cerf aux dimensions impressionnantes, André Viau a récemment fait la couverture du magazine américain spécialisé Northeast Big Bucks.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Le Bromontois André Viau se souviendra toujours du 5 octobre 2013. En raison des dimensions impressionnantes du chevreuil qu'il a abattu ce jour-là, le chasseur a récemment fait la couverture du magazine américain spécialisé Northeast Big Bucks. Et son trophée de chasse, qui figurera dans le prochain livre des records des chasseurs, lui a valu plusieurs prix.

Ce n'est pas sans fierté que ce producteur de films a raconté son histoire à La Voix de l'Est, samedi. «C'était la journée d'ouverture de la saison, relate-t-il. Il faisait un beau soleil, mais un petit peu chaud, avec 9 degrés. Mon fils avait trouvé un terrain pour la chasse dans le coin de Sherbrooke. On allait chasser le buck de Windsor.»

Après avoir inspecté les terres, M. Viau y a fait déposer des pommes sauvages, mais beaucoup plus près de sa position par rapport à l'endroit où elles étaient initialement placées. Sage décision. Vers 18h05, après douze heures d'attente, un cerf est sorti des bois pour calmer une fringale.

Une seule chance

«Quand j'ai vu son panache, j'ai pensé que c'était un bébé orignal, se rappelle le Bromontois, qui chasse depuis une trentaine d'années. J'ai pris mon arbalète, j'ai miré un peu plus haut que son coeur et j'ai tiré.»

Immédiatement, le chasseur a su qu'il avait atteint sa cible.

«Quand on atteint un point vital sur un chevreuil, ça fait un petit bruit spécial et je l'ai entendu», indique André Viau.

«Il faut être à la bonne place au bon moment, parce qu'on a seulement une chance, ajoute-t-il en précisant qu'une flèche file à une vitesse de 340 pieds (113 mètres) par seconde. Ou bien tu l'as, ou bien il s'en va.»

Une fois dans sa vie

Après un moment d'attente, il s'est lancé dans la forêt à la recherche de sa proie.

«Et soudain, je vois ce monstre-là couché par terre, raconte le chasseur. Plus j'avançais, et plus il était gros. J'ai pris la tête et le panache dans mes mains et je n'y croyais pas.»

Son fils non plus. «Quand il est arrivé pour me rejoindre, poursuit M. Viau, il est tombé les deux genoux par terre. Il m'a dit: ''Papa, t'en verras plus jamais d'autre comme ça dans ta vie''.»

Père et fils ont ensuite entrepris de ramener le cervidé, dont le poids est estimé à 300 livres, au bercail, avant de se présenter chez le taxidermiste Georges Landry.

«Il pensait que son buck à lui était plus gros, mais quand il l'a pesé, la mâchoire lui est tombée! Il m'a dit que c'était le plus gros qu'il avait empaillé en 45 ans.»

Classe mondiale

Le mesureur granbyen André Beaudry, qui a contribué à établir les protocoles permettant aux chasseurs d'ici de faire homologuer leurs trophées de chasse, a officialisé le record.

Mesure finale du panache: 169 pouces et deux huitièmes. «On peut commencer à parler de classe mondiale dans son cas, affirme M. Beaudry. Très peu de chevreuils au Québec peuvent aspirer à cette taille. Comme il y a beaucoup de chasseurs, la relève n'a pas le temps de grandir.»

Même s'il détient désormais un record, une expérience qu'il qualifie d'«exceptionnelle», André Viau n'a pas l'intention d'en rester là. Il vise une prise encore plus prestigieuse. «Je pense que je peux aller chercher le record du monde. J'ai vu des photos d'un cerf [au panache de] 23 pointes. Je sais qu'il est là... et je vais l'avoir.»

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