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Réjean Genest salue le travail des forces de l'ordre: Une vitesse d'intervention impressionnante

«En tout temps, moi je me suis senti... (Photo Archives La Voix de l'Est)

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«En tout temps, moi je me suis senti en sécurité», a fait savoir le député de Shefford, Réjean Genest, hier matin, lors d'une conférence de presse téléphonique organisée à son bureau de la rue Dufferin.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Au lendemain de l'attentat perpétré au Parlement d'Ottawa, le député néodémocrate Réjean Genest a raconté ce qu'il a vécu alors qu'il était en caucus. Malgré les coups de feu tirés à une vingtaine de mètres de lui, jamais il ne s'est cru en danger.

«En tout temps, moi je me suis senti en sécurité», a fait savoir le député de Shefford, qui se trouve toujours à Ottawa. Une conférence de presse téléphonique a été organisée hier matin à son bureau de la rue Dufferin afin qu'il relate les événements survenus la veille. 

Lorsque les coups de feu ont été tirés dans le Parlement, mercredi matin, M. Genest était en caucus avec les autres députés du NPD. «Immédiatement, il y a des députés qui ont barré les portes et qui les ont barricadées avec des tables et des chaises. On s'est couchés à terre, cachés en dessous des tables ou contre [elles] et on a attendu. Il y avait pas mal de pétards. J'étais à 20 pieds de cette pétarade-là. On ne se sentait pas gros dans nos souliers», admet-il.

Des cris ont retenti dans les corridors. Après une quinzaine de minutes, les agents de sécurité se sont rendus dans la salle où étaient barricadés les députés et le chef du parti, Thomas Mulcair, pour les escorter vers l'édifice de l'Est. «On était escortés par une quinzaine de policiers d'Ottawa lourdement armés avec des mitraillettes, raconte M. Genest. On nous a demandé de rester assis à terre, éloignés des fenêtres et on est restés comme ça jusqu'en soirée.»

Moments d'émotion

Pendant que les membres du caucus étaient confinés, l'émotion était palpable à certains moments. «Quand on fait partie d'un caucus de parti, et surtout au NPD, on se soutient entre nous autres. Des fois, il y avait quelqu'un que les émotions sortaient et il y avait toujours une personne pour aller le consoler. Notre chef Thomas Mulcair était avec notre groupe et il était d'un grand calme», décrit M. Genest.

Les députés ont suivi le fil des événements grâce à leurs iPad et cellulaires, en consultant les sites d'information en continu. Dans les minutes qui ont suivi l'attentat, le député de Shefford s'est empressé de communiquer avec son épouse, puis avec son adjoint parlementaire, pour les rassurer sur sa situation. Avant de rentrer à la maison, les députés ont été conduits dans un édifice de la rue Sussex où ils ont été interrogés en petits groupes par des enquêteurs de la GRC.

Les institutions vont continuer à fonctionner

Réjean Genest avoue avoir eu du mal à fermer l'oeil ce soir-là. Après une nuit écourtée, il s'est rendu sur la colline parlementaire où les activités ont repris leur cours normal, hier, alors que les députés siégeaient. La bonne chose à faire selon lui. «Ce qui est important, c'est de montrer à tous ceux qui veulent détruire nos institutions démocratiques que peu importe l'événement, le pays et les institutions vont continuer à fonctionner», dit-il.

Quant à la sécurité sur la colline du Parlement, il est d'avis que certains protocoles seront revus. Il souhaite d'ailleurs que les agents de sécurité soient armés pour leur protection et pour «notre protection», dit-il. Le député n'a que de bons mots à leur endroit et à celui des forces policières. «La sécurité au Parlement a vite réagi pour nous garder en sécurité. Ensuite, la GRC et la police d'Ottawa [sont arrivées en renfort]. Les militaires se sont mis à patrouiller dans les alentours sur la colline. Avec autant de corps de police, la sécurité était excellente. Je n'ai que de bons mots à dire pour les services policiers. Je ne regarderai plus jamais une police de la même façon», dit-il.

Sa façon de voir les choses quant à l'intervention canadienne face à l'état islamique a-t-elle changé à la suite des attentats? «Au NPD, on était pour que le Canada fasse ce qu'il a toujours fait sauf ces dernières années, soit d'être là à titre de casque bleu de l'ONU ou pour des interventions humanitaires, dit-il. On n'est pas un pays guerrier. Par contre, on a un rôle humanitaire à jouer.»

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