«Pour quelques jours, les gens vont être plus nerveux»  - Jacques Pronovost

Jacques Pronovost à l'époque où il dirigeait La... (photo archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Jacques Pronovost à l'époque où il dirigeait La Voix de l'Est.

photo archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) L'ancien éditeur de La Voix de l'Est, Jacques Pronovost, n'a pas chômé, hier. Le journal qu'il dirige maintenant, Le Droit, est à quelques minutes à pied de la colline parlementaire. Son équipe était donc mobilisée pour couvrir ces événements exceptionnels.

Exceptionnels, mais pas si renversants, a laissé entendre M. Pronovost. «Je ne suis pas trop surpris que cela arrive, surtout après les événements de Saint-Jean-sur-Richelieu. Ottawa est la capitale du Canada, qui prend position face aux pays arabes. C'est l'endroit qui est visé, car c'est le propre d'une capitale. Il y a des manifestations tous les jours ici, même si ce n'est pas de l'ampleur de ce qui arrive aujourd'hui.»

Pour rassurer certains employés et en raison de la proximité du journal avec l'ambassade des États-Unis, la direction a pris l'initiative de fermer les portes du Droit dès 11 h 30. L'édifice complet a ensuite été interdit d'entrée quelques heures plus tard.

«Pour quelques jours, les gens vont être plus nerveux en ville. Mais est-ce que ça va durer? Je ne pense pas. Ottawa est une ville où ça bouge beaucoup», a indiqué M. Pronovost.

Paralysée une partie de la journée, la capitale reprenait lentement vie, en fin d'après-midi. «La situation semble se résorber. La circulation sur les ponts en direction de Gatineau s'est rétablie et est fluide. La ville recommence à vivre», a-t-il précisé.

Près de la scène

Mélisa Leclerc travaille à deux coins de rue du Parlement. En passant à pied devant le Monument commémoratif de guerre, comme tous les matins, elle a bien vu un attroupement policier et des ambulances. Mais ce n'est qu'une fois à son bureau de l'entreprise Global Public Affairs, qu'elle a appris ce qui venait de se passer. Elle s'est alors empressée d'aviser ses proches qu'elle était en sécurité.

La jeune femme, qui a été candidate pour le Parti conservateur dans Shefford en 2011, a quand même passé une grande partie de la journée enfermée dans l'édifice. «Il y a des policiers partout. Depuis 10 h 30 ce matin, on est "locked down". On n'a pas accès à l'ascenseur et on nous dit de nous tenir loin des fenêtres, racontait-elle en après-midi. Les propriétaires de l'immeuble nous envoient des mises à jour de la situation de temps en temps».

Malgré toute cette histoire, Mme Leclerc refusait de céder à la peur. «Ça ne m'inquiète pas.»

Quant à savoir comment elle allait retourner chez elle, à Gatineau, c'était une autre histoire. «Ma voiture est dans un stationnement souterrain près du Monument de la guerre. J'espère y avoir accès.»

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer