Surveillance des ouvrages de surverse à Granby : Maid Lab déplore sa mise à l'écart

Valérie Caron, directrice générale de Maid Lab à... (photo Janick Marois)

Agrandir

Valérie Caron, directrice générale de Maid Lab à Granby, et Samuel Gervais, directeur recherches et développement.

photo Janick Marois

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) L'entreprise granbyenne Maid Lab aurait aimé que la Ville de Granby adopte sa technologie pour la surveillance de ses ouvrages de surverse. Son produit aurait pu faire le travail à un coût 10 fois moindre. Mais il n'a pas été considéré, a déploré hier la directrice générale de la PME, Valérie Caron.

C'est une question de choix, a répliqué le coordonnateur à la division du traitement des eaux aux services techniques, Claude Ouimette.

La Voix de l'Est rapportait la semaine dernière que la Ville disposera de données plus détaillées que jamais sur les surverses d'eaux usées sur son territoire. Des enregistreurs d'événements électroniques sont installés sur la totalité de ses ouvrages de surverses, de façon à ce qu'ils puissent fournir des informations précises en temps réel.

Avec ces enregistreurs, il sera dorénavant possible de connaître la fréquence et la durée des surverses, ces débordements d'eaux usées dans les cours d'eau, de même que la quantité d'eau rejetée.

Ces informations sont transmises aux gouvernements provincial et fédéral. Et cette volonté d'obtenir des données plus précises fait l'objet d'un règlement provincial. Les villes devront soumettre au plus tard le 31 décembre 2015 le plan de surveillance de leurs ouvrages.

Bon ailleurs

La Ville de Granby compte déjà parmi les clients de Maid Lab. La DG de l'entreprise s'explique donc mal que son «Débordemètre» n'ait pas été considéré par la Ville. Après tout, son produit répond aux exigences des gouvernements, soutient Valérie Caron. «On ne comprend pas pourquoi on n'a pas eu la chance d'être testés. C'est dommage et décevant que notre propre ville n'ait pas nos systèmes», fait-elle valoir.

Le produit de Maid Lab est actuellement en test ou en processus d'achat auprès d'une quarantaine de municipalités, telles Lachute, Amos, Saint-Jérôme, Québec, Mirabel et Saint-Eustache. «Pourquoi c'est bon pour eux, mais pas pour Granby?», s'interroge Mme Caron.

Alors que la technologie retenue par la Ville est alimentée par électricité, le produit de Maid Lab fonctionne avec une pile qui a une durée de vie d'un an. Il est du coup plus simple à installer. L'apport d'un électricien et d'ingénieurs n'est pas requis. Et il génère une facture 10 fois moins élevée, souligne Valérie Caron. Le produit de Maid Lab coûte entre 2000$ et 2500$ par ouvrage de surverse, alors que la Ville a opté pour une technologie qui génère des coûts de 25 000$ par ouvrage, ingénierie incluse.

Un choix

Le coordonnateur à la division du traitement des eaux aux services techniques, Claude Ouimette, a expliqué hier la décision de la Ville par le fait qu'au moment de l'appel d'offres, les produits de Maid Lab n'offraient pas «certaines fonctions jugées essentielles par notre ingénieur».

Également, la Ville a «choisi d'être propriétaire des technologies, donc de ses données, de son historique et de ne pas être obligée de passer par un serveur privé et de verser des rentes mensuelles», affirme M. Ouimette.

«On encourage Maid Lab depuis le début. On les a aidés à développer des produits. Mais c'est légitime qu'ils soient déçus pour ce projet-là», ajoute-t-il.

«C'est vrai qu'on a une belle collaboration avec la Ville. Mais on n'a pas eu la chance de leur montrer ce qu'on est capables de faire et ils (les responsables du projet) n'ont pas cherché à savoir ce qu'on pouvait faire de plus. L'appel d'offres est passé très vite», déplore Valérie Caron.

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer