« Ça m'a revirée à l'envers » - Micheline Chaput, mère d'un militaire

La mère du militaire Michel Chaput, Micheline Chaput,... (photo Maxime Sauvage)

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La mère du militaire Michel Chaput, Micheline Chaput, a été ébranlée en apprenant que deux membres des Forces canadiennes ont été la cible d'un potentiel attentat terroriste à Saint-Jean-sur-Richelieu.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Lorsqu'un militaire participe à une mission, il est préparé au pire. Ses proches aussi. Ils sont toutefois loin de s'imaginer que le danger peut les guetter dans leur propre pays. Le présumé attentat terroriste perpétré à Saint-Jean-sur-Richelieu a bouleversé la Granbyenne Micheline Chaput, mère d'un militaire qui a servi en Afghanistan. « Ça m'a revirée à l'envers », confie-t-elle.

Son fils Michel Chaput, qui a participé à deux missions en sol afghan à titre de technicien médical, lui a appris la nouvelle, lundi soir. Basé à Wainwright en Alberta, il était également ébranlé par les événements qui se sont déroulés non loin de Granby, sa ville natale.

« C'est carrément le symbole qui a été attaqué », estime le Granbyen Michel Déméo, qui a quitté les Forces canadiennes en 2010, après avoir été réserviste pendant 16 ans et avoir effectué une mission en Afghanistan en 2006. Paramédical de formation, il avait travaillé à l'hôpital de la base militaire de Kandahar.

« C'est vraiment triste. On pense à la famille», enchaîne l'ex-militaire, en précisant que l'armée est une grande famille. « Je me demande si je connais les militaires. Et il y a des gens de partout au Québec et au Canada qui se posent la même question », poursuit le paramédical, qui est maintenant enseignant en soins préhospitaliers d'urgence au Cégep de Saint-Hyacinthe.

Lorsque les militaires sont déployés à l'étranger pour servir leur pays, ils composent quotidiennement avec le danger et savent que le pire peut survenir à tout moment. Ils sont d'ailleurs préparés à y faire face. Mais personne ne peut se douter qu'il peut devenir une cible dans son propre pays.

« Là-bas, tu t'y attends, mais pas ici », poursuit M. Déméo.

Pendant que son fils était en mission, Micheline Chaput connaissait les risques qu'il encourait. Mais jamais la Granbyenne n'a songé que les militaires pouvaient être visés par des attentats une fois la barrière de la base militaire franchie. Et encore moins au Québec.

La dame s'interroge aujourd'hui sur les dangers auxquels les membres des Forces canadiennes peuvent être exposés, notamment dans les secteurs résidentiels où ils vivent avec leur famille. « Ça m'inquiète qu'on commence à les attaquer à l'extérieur de la base », confie-t-elle.

La Voix de l'Est a tenté de savoir si des mesures de sécurité avaient été revues à la base militaire de Farnham à la suite du présumé attentat, hier, mais sans succès.

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