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Coupes annoncées dans les organismes de développement régional : « On attend la suite des événements » - Mario Thibault, DG du CLD Brome-Missisquoi

Guy Coulombe, directeur général du CLD Haute-Yamaska... (photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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Guy Coulombe, directeur général du CLD Haute-Yamaska

photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Les intervenants d'ici accueillent avec circonspection l'intention du gouvernement libéral de dégraisser les structures de développement régional. Les Centres locaux de développement (CLD), les Conférences régionales des élus (CRÉ) et les Carrefours Jeunesse-emploi seraient visés par ces coupes.

Dans un article paru hier dans La Presse et repris dans La Voix de l'Est, on apprenait que le gouvernement Couillard s'apprêterait à faire l'annonce de coupes importantes au sein de ces organismes.

Cette nouvelle laisse le directeur du CLD Haute-Yamaska, Guy Coulombe, perplexe. « Je suis désolé de la perception que le gouvernement a de nous, d'autant plus que ça semble déjà cristallisé. Il reste qu'on répond bien à notre mandat, dit-il. Les CLD, ce n'est pas juste pour les entrepreneurs, c'est aussi pour le développement local. On s'ajuste à ce qui se passe sur le terrain. »

Doté d'un budget de 1 319 500 $, le CLD Haute-Yamaska emploie « huit employés et demi ». Cette enveloppe inclut la ponction de 10 % déjà imposée par l'État il y a quelques mois et qui l'avait obligé à sabrer certains de ses services.

« Je ne suis pas convaincu que ça va stimuler l'économie locale si on coupe encore... Ma crainte, c'est qu'on concentre les activités sur le soutien aux entreprises, en évacuant le développement économique des régions. On a hâte de voir quel message sera transmis aux unions municipales », glisse M. Coulombe, en précisant que le CLD Haute-Yamaska dépasse les attentes du ministère en matière de reddition de comptes.

Selon lui, le chevauchement de services dans le réseau de développement régional dont fait état l'article de La Presse est « une mauvaise perception ». « Il ne faut pas reprocher aux organisations de réaliser les mandats que le gouvernement lui-même leur confie. »

Étonnement

« J'ai lu cette nouvelle avec intérêt et grand étonnement », fait pour sa part remarquer le directeur général du CLD Brome-Missisquoi, Mario Thibault. Ce dernier rappelle que la douzaine de directeurs généraux des CLD de la Montérégie ont rencontré le ministre Jean-Denis Girard pas plus tard que le 14 octobre dans le cadre d'une tournée dans toutes les régions du Québec. « C'est à la suite de cette tournée de consultation qu'il doit faire des recommandations. »

Selon lui, les CLD forment un réseau en place et opérationnel qui répond bien aux besoins des clients. « Mais la qualité peut varier d'un endroit à l'autre, convient-il. Chez nous, on traite 550 dossiers par année et le taux de satisfaction des clients est de 94 %. Il faut tenir compte des éléments factuels. »

L'organisation qu'il chapeaute compte 18 employés et fonctionne avec un budget annuel de 2,1 millions$, dont 1 million$ provient des 21 municipalités de Brome-Missisquoi.

« On plaide en faveur de la valeur ajoutée des CLD; ils sont la porte d'entrée des entrepreneurs. »

Oui, admet M. Thibault, des chevauchements existent dans les réseaux de développement, mais de la part du gouvernement aussi. « Je suis d'accord pour optimiser les services, mais les CLD ont leur raison d'être. »

En attente

Du côté de la CRÉ Montérégie Est, le président Michel Picotte hésite à se prononcer avant d'avoir une confirmation officielle. « Oui, les CRÉ sont sous la loupe du gouvernement, mais la décision doit être rendue d'ici le 30 mars. Tant que ce n'est pas fini, ce n'est pas fini », espère-t-il.

M. Picotte affirme qu'il tente d'obtenir une rencontre avec le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau depuis un moment, mais sans succès. « On a tous hâte de savoir ce qu'il en retourne, car c'est un climat malsain pour le personnel. Ça me chagrine de voir ça. »

Le maire de Sainte-Angèle-de-Monnoir déplore surtout que dans tout ce processus de révision des structures, des données soient ignorées. « Quand on aide des entrepreneurs, le retour sur l'investissement est incroyable, mais de ça, on n'en parle jamais. »

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